Sans que la fréquentation ait réellement augmenté, Kinepolis a réussi à accroître sensiblement son chiffre d'affaires et, davantage encore, son bénéfice, par visiteur, ces dix dernières années. Ainsi est-il, en plus d'une machine à cash, devenu un monstre de croissance: le numéro 1 incontesté des exploitants de cinémas du pays est en effet en pleine expansion depuis 2014. Son principal fait d'armes, qui ne sera sans doute pas le dernier, fut la reprise, fin 2017, ...

Sans que la fréquentation ait réellement augmenté, Kinepolis a réussi à accroître sensiblement son chiffre d'affaires et, davantage encore, son bénéfice, par visiteur, ces dix dernières années. Ainsi est-il, en plus d'une machine à cash, devenu un monstre de croissance: le numéro 1 incontesté des exploitants de cinémas du pays est en effet en pleine expansion depuis 2014. Son principal fait d'armes, qui ne sera sans doute pas le dernier, fut la reprise, fin 2017, de Landmark Cinemas, le deuxième groupe cinématographique du Canada (10 % de part de marché), qui exploite 303 salles réparties entre 44 complexes. En moins de cinq ans, Kinepolis a multiplié par quatre (de 23 à 97) le nombre de ses complexes, dont 45 lui appartiennent en propre - soit un total de 884 salles et de plus de 175.000 fauteuils. Le chiffre d'affaires et, singulièrement, le bénéfice, n'ont pas encore suivi le mouvement. Au Canada, la plupart des complexes sont plus petits que les complexes européens; ils sont majoritairement loués, attirent en moyenne moins de monde que chez nous et ne disposent pas encore de boutiques en self-service Mega Candy - ce serait un moyen de relever le chiffre d'affaires par visiteur -, d'où leur rentabilité nettement inférieure à la moyenne du groupe. C'est donc là que se situent le potentiel et le défi, qui consiste à inciter les visiteurs des salles canadiennes à ouvrir plus largement leur portefeuille.La fréquentation, au premier trimestre, a laissé à désirer (6% de spectateurs en moins), mais le tabac fait par Avengers: Endgame, de Marvel Productions (Disney), devrait sauver le semestre. Cela fait un bon bout de temps déjà que Kinepolis compte parmi nos favoris de long terme. La reprise de Landmark Cinemas se révélera sans doute une nouvelle réussite et tout porte à croire que le groupe ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Le titre étant orienté à la baisse (11,5 fois le rapport valeur de l'entreprise (EV)/Rebitda escompté pour 2019), nous relevons notre conseil. Son caractère défensif joue, lui aussi, un rôle important. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1A Cours: 47,90 eurosTicker: KIN BBCode ISIN: BE0974274061Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,31 milliard EURC/B 2018: 28C/B attendu 2019: 22,5Perf. cours sur 12 mois: -11%Perf. cours depuis le 01/01: -2%Rendement du dividende: 1,9%