En trois ans, Kinepolis a doublé le nombre de ses complexes cinématographiques, de 23 à 48, pour un total de 517 écrans. Une ou plusieurs plus grandes acquisitions pourraient suivre, qui imposeraient une augmentation de capital. Affaire à suivre...
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En trois ans, Kinepolis a doublé le nombre de ses complexes cinématographiques, de 23 à 48, pour un total de 517 écrans. Une ou plusieurs plus grandes acquisitions pourraient suivre, qui imposeraient une augmentation de capital. Affaire à suivre... Le rapport semestriel démontre que la première phase de son expansion s'est déroulée sans heurt. Au premier semestre, la fréquentation s'est accrue de 4,8%, à 11,8 millions. Alors qu'au premier trimestre, on notait encore un repli de 0,8%. La hausse est cependant le résultat de l'expansion. En 2016, Kinepolis a inauguré pas moins de cinq nouveaux cinémas dans trois pays. À l'affiche au premier semestre, "The Beauty and The Beast", "Fast & Furious 8" et "Cinquante Nuances plus sombres", rien de comparable à "The Revenant" ou à "Star Wars VII" sortis l'an dernier. On ne note de hausse qu'aux Pays-Bas, où trois nouveaux cinémas ont ouvert l'an dernier et le nombre de visiteurs a augmenté de 30,4% (de 1,17 à 1,52 million). Malgré cette moins bonne programmation et une fréquentation inférieure durant les beaux mois de mai et juin, le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 7,9%, de 148,3 à 160,1 millions d'euros. Dans tous les pays, on note une progression du CA malgré un nombre de visiteurs souvent stable. Seuls Brightfish (événements avec partenaires et pub à l'écran) et Kinepolis Film Distribution ont vu leurs revenus se tasser, car au premier trimestre 2016, "Safety First" avait remporté un vif succès. Contrairement à l'an dernier, l'expansion franche du groupe est désormais intégrée dans les résultats. Comme souvent, le CA a augmenté plus largement que la fréquentation, mais le cash-flow opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels, REBITDA) a fait mieux encore. Sa hausse ressort à 11,2%, à 44 millions d'euros, soit une progression de la marge de REBITDA de 26,7 à 27,5%, ou par visiteur, de 3,52 à 3,74 euros. Kinepolis parvient toujours à accroître ses revenus par visiteur. Le prix moyen de la place de cinéma a progressé de 2,6%, à 7,58 euros, et surtout, les dépenses par visiteur, dans le complexe, ont augmenté de 8,1%, à 3,25 euros. Pour la première fois, pendant deux mois en Belgique, le visiteur a dépensé plus de 5 euros en moyenne dans le complexe. Le bénéfice opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels, REBIT) a même progressé de 16,2%, à 29,2 millions d'euros. Le bénéfice net par action s'est lui accru de 20,8%, de 0,48 à 0,58 euro. La dette financière nette s'est alourdie par rapport à la fin de l'an dernier, à 195 millions d'euros, soit 2 fois le REBITDA ; en milieu d'année, la position d'endettement est généralement la plus élevée. Kinepolis peut entrevoir le second semestre avec confiance. Non seulement le groupe produit énormément de liquidités, mais il est aussi un moteur de croissance de plus en plus puissant, ce qui lui permet de réaliser son expansion. Hélas, sa valorisation est trop tendue (14fois le rapport attendu cette année entre la valeur d'entreprise et le REBITDA) pour justifier un conseil d'achat.Conseil : conserver/attendreRisque : faibleRating : 2A Devise : euroMarché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,32 milliard EURC/B 2016 : 32C/B attendu 2017 : 27,5Perf. cours sur 12 mois : +23 %Perf. cours depuis le 01/01 : +13 %Rendement du dividende : 1,8 %