La reprise, fin 2017, de Landmark Cinemas (11% de part de marché et 45 complexes, pour 317 salles), ne passe pas inaperçue. Le n° 2 du secteur canadien a permis au premier exploitant de cinémas belge d'enregistrer une spectaculaire augmentation de la fréquentation, alors même que l'offre hollywoodienne était tout sauf exceptionnelle et que la canicule et la Coupe du monde de football décourageaient le public de se faire une toile. Il pèse toutefois lourdement sur la rentabilité. La plupart de ses complexes sont plus petits et attirent moins de monde que les complexes européens; ils sont en outre majoritairement loués. Reste qu'au cours du 1er semestre, un billet sur trois (5,6 millions sur 17,1) a été vendu par Landmark, d'où l'explosion (+45,1%) ...

La reprise, fin 2017, de Landmark Cinemas (11% de part de marché et 45 complexes, pour 317 salles), ne passe pas inaperçue. Le n° 2 du secteur canadien a permis au premier exploitant de cinémas belge d'enregistrer une spectaculaire augmentation de la fréquentation, alors même que l'offre hollywoodienne était tout sauf exceptionnelle et que la canicule et la Coupe du monde de football décourageaient le public de se faire une toile. Il pèse toutefois lourdement sur la rentabilité. La plupart de ses complexes sont plus petits et attirent moins de monde que les complexes européens; ils sont en outre majoritairement loués. Reste qu'au cours du 1er semestre, un billet sur trois (5,6 millions sur 17,1) a été vendu par Landmark, d'où l'explosion (+45,1%) de la fréquentation durant cette période. A cette première expansion hors d'Europe se sont ajoutées la reprise, en début d'année, du groupe NH Bioscopen (+15% des ventes de billets) et l'ouverture, en juin, de deux complexes Kinepolis Jaarbeurs: avec 1,75 million de visiteurs, nos voisins néerlandais assurent donc désormais un peu plus de 10% de la fréquentation totale. La Belgique a pour sa part achevé le 1er trimestre sur des résultats honorables. Mais la hausse a été intégralement contrebalancée au trimestre suivant par la canicule et le ballon rond (-1,8% de visiteurs en glissement annuel); en France, la fréquentation a même chuté de près de 10%. Landmark brise le schéma classique qui veut que l'augmentation des revenus par visiteur (hausse du prix du billet et de la consommation) entraîne une accélération du chiffre d'affaires plus rapide que celle de la fréquentation. Il n'en est pas moins n° 1 en termes de fréquentation, n° 2 sur le plan de la contribution au chiffre d'affaires et n° 3 pour sa contribution au cash-flow d'exploitation récurrent (hors éléments exceptionnels - Rebitda). L'on doit à l'augmentation de la vente de billets le bond de 38,5% du chiffre d'affaires (de 160,1 à 221,8 millions d'euros, dont 60,2 millions, ou 27,1%, revendiqués par le Canada) et l'augmentation de 18% du Rebitda (de 44 à 51,9 millions d'euros, dont 8,2 millions, ou 15,9%, du total du groupe réalisés là-bas). La marge de Rebitda est passée de 27,5 à 23,4%. Le Rebitda par visiteur s'élève outre-Atlantique à 1,46 euro, bien en deçà de la moyenne du groupe - laquelle a reculé, depuis l'intégration, de 3,74 à 3,04 euros par tête: Landmark paie en effet un loyer de 1,50 euro environ par personne. Le défi consiste donc à encourager les dépenses moyennes par visiteur. Eddy Duquenne est convaincu du potentiel du Canada, où le modèle Kinepolis n'est même pas encore installé - la première boutique en self-service n'ouvrira qu'en octobre. Au 30 juin, la dette financière nette s'établissait à 305 millions d'euros, soit 2,67 fois le Rebitda. C'est en été que l'endettement atteint son maximum et sans nouveaux investissements, il devrait reculer d'ici à la fin de l'année. Le titre compte parmi les favoris de long terme qui, en cas de correction boursière généralisée, devraient intégrer le portefeuille modèle. L'acquisition de Landmark est sans doute un nouveau coup dans le mille, qui devrait permettre à Kinepolis de générer davantage de cash et de croissance encore et donc, de poursuivre son expansion. La valorisation est toutefois trop élevée (plus de 14 fois le rapport escompté valeur d'entreprise (EV)/Rebitda pour 2018) pour que nous recommandions d'acheter. A ne pas perdre de vue, néanmoins! Conseil : conserver/attendreRisque : faibleRating : 2A Cours : 55,20 eurosTicker : KIN BBCode ISIN : BE0974274061Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,51 milliard EURC/B 2017 : 28,5C/B attendu 2018 : 26Perf. cours sur 12 mois : +16 %Perf. cours depuis le 01/01 : -1 %Rendement du dividende : 1,6 %