La fréquentation n'a pas été extraordinaire au 1er trimestre, mais cela ne signifie pas que le semestre, voire l'exercice, soit compromis. Car Avengers : Endgame, de Marvel Productions (Disney), est à l'affiche, et tout porte à croire qu'il va détrôner Avatar, le film le plus vu de l'histoire. Pour Kinepolis, deux semaines de projection d'Avengers auront suffi à compenser le retard accumulé au cours des trois premiers mois de l'année (-6% de fréquentation, à 8,82 millions de visiteurs, contre 9,38 millions au trimestre précédent). Ce constat est exclusivement imputable aux 11 cinémas belges (chute de 23,5%, de 2,41 à 1,84 million de clients). Les films locaux que furent FC De Kampioenen, Patser et De Buurtpolitie avaient dopé la fréquentation au 1er t...

La fréquentation n'a pas été extraordinaire au 1er trimestre, mais cela ne signifie pas que le semestre, voire l'exercice, soit compromis. Car Avengers : Endgame, de Marvel Productions (Disney), est à l'affiche, et tout porte à croire qu'il va détrôner Avatar, le film le plus vu de l'histoire. Pour Kinepolis, deux semaines de projection d'Avengers auront suffi à compenser le retard accumulé au cours des trois premiers mois de l'année (-6% de fréquentation, à 8,82 millions de visiteurs, contre 9,38 millions au trimestre précédent). Ce constat est exclusivement imputable aux 11 cinémas belges (chute de 23,5%, de 2,41 à 1,84 million de clients). Les films locaux que furent FC De Kampioenen, Patser et De Buurtpolitie avaient dopé la fréquentation au 1er trimestre de 2018. Le chiffre d'affaires n'a pas fléchi dans les mêmes proportions. D'après le business update, le revenu par visiteur a continué à progresser dans tous les pays. Reste que les résultats ont reculé par rapport à la même période l'an dernier. Il est particulièrement dommage que ce soit en Belgique que la fréquentation a diminué, puisque c'est ici que le revenu par visiteur est le plus élevé. Le groupe poursuit son expansion. L'acquisition des cinémas El Punt à Barcelone et à Valence est finalisée et l'intégration, entamée. Les résultats vont donc s'améliorer dès ce semestre. La reprise, fin 2017, de Landmark Cinemas, le deuxième groupe canadien (11% de part de marché; 317 salles dans 45 complexes), contribue toujours, dans une large mesure, aux résultats - en tout cas en termes de fréquentation et de chiffre d'affaires, moins au niveau de la marge bénéficiaire. Le Canada rend le groupe moins tributaire des conditions climatiques en Europe occidentale. Souvenons-nous de la vague de chaleur de 2018: sans lui, les résultats de l'exercice auraient été médiocres et le cours aurait probablement plongé. Or les 11,63 millions de visiteurs canadiens ont fait s'envoler la fréquentation de 40,7% (de 25,29 à 35,59 millions de personnes). Les cinémas canadiens sont nettement moins rentables que la moyenne des complexes du groupe; ils sont en effet pour la plupart plus petits qu'en Europe et très majoritairement, loués; ils attirent moins de visiteurs et ne sont pas encore équipés de Mega Candy (boutiques en self-service), qui contribuent à augmenter le revenu moyen par personne. Les 40,7% d'augmentation de la fréquentation enregistrés l'an passé se sont donc traduits par une hausse de 33,9% "seulement" du chiffre d'affaires (de 355,4 à 475,9 millions d'euros, dont 127 millions, ou 26,7%, au Canada), à quoi correspond une augmentation de 14,1% du Rebitda (de 104,3 à 119,0 millions d'euros, dont 18,4 millions, ou 15,4%, au Canada). La marge de Rebitda (cash-flow d'exploitation récurrent/chiffre d'affaires) est passée de 29,3 à 25%. Le Rebitda par visiteur (1,58 euro) a pesé sur celui du groupe (de 4,12 à 3,34 euros). Le prix du loyer par client atteint 1,50 euro environ. C'est donc au Canada que se concentrent potentiel et nouveau défi - celui-ci consistant à accroître le revenu par visiteur.Kinepolis continue de compter parmi les favoris pour le long terme, et entrera en portefeuille en cas de correction en 2019. L'acquisition de Landmark semble être une très bonne opération et le groupe paraît prêt à poursuivre son expansion. La valorisation a dès lors baissé (à plus de 12 fois le rapport valeur d'entreprise/Rebitda escompté pour 2019), mais elle reste juste trop élevée pour justifier un conseil d'achat. Conseil : conserver/attendreRisque: faibleRating: 2A Cours: 51 eurosTicker: KIN BBCode ISIN: BE0974274061Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,395 milliard EURC/B 2018: 29C/B attendu 2019: 23Perf. cours sur 12 mois: -7%Perf. cours depuis le 01/01: +4%Rendement du dividende: 1,8%