Le bancassureur a en fin de compte constitué trop de provisions pour créances douteuses en 2020, qu'il reprend progressivement: il a gommé 130 millions d'euros nets de provisions au 2e trimestre, qui s'ajoutent aux 76 millions d'euros du 1er trimestre. Ce montant total de 206 millions d'euros peut paraître élevé, mais rappelons que KBC avait constitué 857 millions d'euros de provisions pour créances douteuses sur le seul 2e trimestre de 2020. La direction reste très prudente. D'autant que le 3e trimestre sera décisif, avec le fort allègement, voire la suppression des aides publiques. Si les entreprises passent le test (haut la main), KBC pourra re...

Le bancassureur a en fin de compte constitué trop de provisions pour créances douteuses en 2020, qu'il reprend progressivement: il a gommé 130 millions d'euros nets de provisions au 2e trimestre, qui s'ajoutent aux 76 millions d'euros du 1er trimestre. Ce montant total de 206 millions d'euros peut paraître élevé, mais rappelons que KBC avait constitué 857 millions d'euros de provisions pour créances douteuses sur le seul 2e trimestre de 2020. La direction reste très prudente. D'autant que le 3e trimestre sera décisif, avec le fort allègement, voire la suppression des aides publiques. Si les entreprises passent le test (haut la main), KBC pourra reprendre d'autres provisions au cours des trimestres suivants. Tant la direction du bancassureur que les analystes tablent en tout cas sur un scénario favorable.Les instruments financiers ont contribué au résultat à hauteur de 29 millions d'euros. C'est bien moins qu'au trimestre précédent (127 millions d'euros), mais l'essentiel du chiffre d'affaires (CA) provient toujours des revenus nets d'intérêts, qui, à 1,094 milliard d'euros, ont augmenté de 2% en rythme trimestriel et de 1% en glissement annuel (1,083 milliard d'euros au 2e trimestre de 2020). Le groupe belge a dès lors achevé le trimestre sur un résultat net réjouissant de 793 millions d'euros, en nette hausse par rapport à celui du trimestre précédent (557 millions d'euros) et quatre fois supérieur à celui du même trimestre de 2020, en pleine crise sanitaire (210 millions d'euros); mais surtout, ce résultat dépasse de 54 millions d'euros le consensus (739 millions d'euros). Le résultat net par action s'établit ainsi à 1,87 euro (1,31 euro au 1er trimestre de 2021, et "seulement" 0,47 euro au 2e trimestre de 2020) et donc, au terme du 1er semestre, à 3,18 euros (contre 0,43 euro un an plus tôt). Les ratios de liquidité et de solvabilité restent excellents en Europe et KBC s'attend à ce que les inondations qui ont frappé la Belgique aient une incidence négative sur la branche Non-Vie de 41 millions d'euros au 2e semestre. Comme la Banque centrale européenne n'encourage plus à restreindre les dividendes, KBC va, comme il l'avait annoncé, combler le retard sur ce plan: en novembre, les actionnaires percevront un dividende brut de 2 euros par action au titre de 2020 et un acompte de 1 euro sur le dividende total de 2021. C'est une excellente nouvelle également pour l'actionnaire de référence (18,6% des parts) de la grande banque européenne, KBC Ancora, un mono-holding typiquement belge qui ne détient que des actions KBC et dont la quasi-totalité des revenus provient des dividendes que verse KBC. Nous sommes satisfaits des semestriels de KBC. La valorisation de l'action reste raisonnable, à 1,4 fois la valeur comptable et à un rapport cours/bénéfice de 12,5. La reprise des versements de dividendes devrait soutenir le cours du bancassureur. A notre estime, KBC et donc KBC Ancora verront leur cours se redresser au cours des 12 à 18 prochains mois. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 70,96 eurosTicker: KBC BBCode ISIN: BE0003565737Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 29,75 milliards EURC/B 2020: 15C/B attendu 2021: 12,5Perf. cours sur 12 mois: +42%Perf. cours depuis le 01/01: +23%Rendement du dividende: 4,8%