Les analystes n'avaient que tièdement réagi à la publication des résultats de 2020. Après être passée de 45 à 60 euros entre novembre et mars, l'action avait cédé 5%; la grande banque européenne, qui combine ratios les plus robustes et résultats (trimestriels) généralement bons et stables, avait légèrement déçu la dernière fois. Mais le 1er trimestre de 2021 dépasse les prévisions sur à peu près toutes les lignes. Le nombre étonnamment faible de faillites et de chômeurs n'est pas étranger à cela. KBC a pu reprendre pour 76 millions d'euros net de provisions pour crédits douteux, un poste qui avait augmenté de 122 million...

Les analystes n'avaient que tièdement réagi à la publication des résultats de 2020. Après être passée de 45 à 60 euros entre novembre et mars, l'action avait cédé 5%; la grande banque européenne, qui combine ratios les plus robustes et résultats (trimestriels) généralement bons et stables, avait légèrement déçu la dernière fois. Mais le 1er trimestre de 2021 dépasse les prévisions sur à peu près toutes les lignes. Le nombre étonnamment faible de faillites et de chômeurs n'est pas étranger à cela. KBC a pu reprendre pour 76 millions d'euros net de provisions pour crédits douteux, un poste qui avait augmenté de 122 millions d'euros au 4e trimestre et de 141 millions au 1er trimestre de l'an dernier; mais c'est naturellement au 2e trimestre qu'avait été constitué l'essentiel des provisions pour créances douteuses (857 millions d'euros) dans le contexte de la crise sanitaire. La direction continue à privilégier une approche très prudente de la situation. A la différence du 1er trimestre de 2020, les revenus sont principalement générés par les instruments financiers. A l'époque, l'annonce du confinement avait fait trembler les marchés et contraint KBC à acter une réduction de valeur de 385 millions d'euros (valeur réelle des instruments financiers), qui avait engendré une perte nette de 5 millions d'euros (-0,04 euro par action). Les instruments financiers ont cette fois contribué à hauteur de 127 millions d'euros au résultat. Mais le plus clair du chiffre d'affaires (CA) provient toujours des revenus nets d'intérêts, qui, à 1,068 milliard d'euros, sont inchangés par rapport au trimestre précédent, mais en baisse en glissement annuel (1,195 milliard d'euros). L'atonie des taux d'intérêt pèse de plus en plus sur les chiffres. Le résultat technique de la branche assurances est heureusement bon et les charges opérationnelles du groupe ont diminué de 4%. KBC enregistre ainsi un résultat net de 557 millions d'euros (538 millions au trimestre précédent; consensus inférieur de 140 millions d'euros), soit 1,31 euro par action. Conformément aux souhaits de la BCE, KBC distribuera un dividende final limité à 0,44 euro brut par action au titre de l'exercice 2020. Son CEO, Johan Thijs, a toutefois annoncé que si les restrictions étaient assouplies en 2021, un dividende supplémentaire de 2 euros brut par action serait distribué en fin d'année. L'acompte sur dividende de 1 euro au titre de 2021 sera de toute façon versé en novembre. Si le dividende atteignait réellement 3,44 euros cette année, ce serait une excellente nouvelle pour KBC Ancora, qui a clos le 1er semestre de son exercice 2020/21 sur une perte. L'actionnaire de référence de KBC (18,6% des titres) ne détient que des titres KBC et tire la quasi-exclusivité de ses revenus de dividendes KBC. Nous croyons en un nouveau redressement des cours de KBC et de KBC Ancora. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1BCours: 67,62 eurosTicker: KBC BBCode ISIN: BE0003565737Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 28,17 milliards EURC/B 2020: 19,5C/B attendu 2021: 15Perf. cours sur 12 mois: +54%Perf. cours depuis le 01/01: +17%Rendement du dividende: 1,7%