Le titre KBC fluctue considérablement cette année. Il avait atteint un sommet à 85 euros en janvier, avant de plonger vers les 50 euros début mars, à cause, entre autres, de l'invasion de l'Ukraine. Après avoir flirté avec les 65 euros, il est passé sous les 50 euros au début de l'automne. La remontée enregistrée avant l'annonce des chiffres du 3etrimestre a été réduite à néant par la chute vers 50 euros qui a suivi leur publication.
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Le titre KBC fluctue considérablement cette année. Il avait atteint un sommet à 85 euros en janvier, avant de plonger vers les 50 euros début mars, à cause, entre autres, de l'invasion de l'Ukraine. Après avoir flirté avec les 65 euros, il est passé sous les 50 euros au début de l'automne. La remontée enregistrée avant l'annonce des chiffres du 3etrimestre a été réduite à néant par la chute vers 50 euros qui a suivi leur publication.C'est dommage, car ces résultats sont supérieurs au consensus, mais sans doute pas assez élevés encore par rapport à la concurrence. Rappelons toutefois que KBC paie de généreux dividendes et qu'au vu des bénéfices escomptés pour l'exercice, il n'a aucune raison de modifier sa politique. Le marché table sur un dividende de 4 euros brut par action pour 2022, soit un rendement brut proche de 8%. Une jolie manne pour KBC Ancora, l'actionnaire de référence (18,6% des actions KBC). Ancora est un "monoholding" belge typique, dont le portefeuille n'est composé que d'actions KBC et le revenu, de dividendes KBC, ou quasi. Ses ratios de liquidité et de solvabilité, qui figurent parmi les meilleurs d'Europe, permettent au groupe de distribuer 50%, sinon plus, de son bénéfice consolidé, et de faire durablement de son titre une action de dividende. KBC a achevé le 3e trimestre sur un résultat net de 776 millions d'euros, contre 601 millions un an plus tôt (+29%; consensus: 696 millions), soit un passage de 1,41 à 1,83 euro par action. Après neuf mois, le bénéfice net s'établit à 2,046 milliards d'euros, contre 1,951 milliard en 2021 (4,82 euros par action, pour 4,59 en 2021). Les revenus nets d'intérêts ont bondi de 4% en glissement trimestriel, et de 17%, même, en rythme annuel (de 1,112 à 1,297 milliard). Les revenus atteignent dès lors 2,115 milliards d'euros, soit plus que le 1,884 milliard d'euros de l'an dernier et plus que le consensus (2,055 milliards).Malgré l'inflation, les charges d'exploitation ont peu augmenté, de 1,025 milliard à 1,067 milliard. Tenant, bien sûr, compte des incertitudes macroéconomiques, KBC a renforcé ses réserves (+103 millions, à 387 millions, au 3e trimestre). Les commissions nettes sont passées de 451 à 463 millions entre le 2e et le 3e trimestre. Tant les revenus que les dépenses opérationnelles prévisionnels pour l'exercice sont maintenus (8,4 et 4,15 milliards respectivement).Nous sommes globalement satisfaits des trimestriels, moins de la réaction du marché. A 1,1 fois la valeur comptable et à un ratio C/B escompté de 8,5 seulement pour 2022, et malgré un rendement en dividende attendu de 8% et d'excellents ratios de capitaux propres, la valorisation est redevenue très raisonnable. Nous recommandons toujours d'acheter (1B).Cours: 52,08 eurosTicker: KBC BBCode ISIN: BE0003565737Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 21,07 milliards EURC/B 2021: 9C/B attendu 2022: 8,5Perf. cours sur 12 mois: -33%Perf. cours depuis le 01/01: -31%Rendement du dividende: 7,8%