Cette année, la mine Bethune produira 600.000 tonnes de potasse, sur un total escompté au niveau du groupe compris entre 6,8 à 7,2 millions de tonnes. Et en 2018, elle devrait produire entre 1,7 et 1,8 million de tonnes (capacité théorique de 2 millions de tonnes). L'an prochain, la mine contribuera déjà positivement au cash-flow opérationnel (EBITDA), et produira à meilleur compte que les mines de potasse allemandes, plus coûteuses. K+S pourra dès lors adapter la production de potasse à partir de 2019 au niveau du groupe en fonction de l'offre et de la demande, mais aussi des niveaux de prix. Ce lancement n'est pas prématuré pour K+S, car la construction ...

Cette année, la mine Bethune produira 600.000 tonnes de potasse, sur un total escompté au niveau du groupe compris entre 6,8 à 7,2 millions de tonnes. Et en 2018, elle devrait produire entre 1,7 et 1,8 million de tonnes (capacité théorique de 2 millions de tonnes). L'an prochain, la mine contribuera déjà positivement au cash-flow opérationnel (EBITDA), et produira à meilleur compte que les mines de potasse allemandes, plus coûteuses. K+S pourra dès lors adapter la production de potasse à partir de 2019 au niveau du groupe en fonction de l'offre et de la demande, mais aussi des niveaux de prix. Ce lancement n'est pas prématuré pour K+S, car la construction de la mine a accablé le groupe d'une dette nette de 3,75 milliards d'euros, soit 5,8 fois l'EBITDA attendu pour 2017, alors que l'entreprise n'avait aucune dette fin 2011. Le marché ne s'inquiète pas pour autant ; en témoigne le succès de l'émission, en début d'année, d'une obligation de six années pour 625 millions d'euros, associée à un taux d'intérêt de 2,625 %. À compter de 2018, la position d'endettement baissera. À la basse conjoncture sectorielle dans les engrais se sont ajoutés des problèmes récurrents de rejets d'eaux usées salées sur trois sites de production d'engrais en Allemagne. En 2016, la production a dû être arrêtée régulièrement pour cette raison, et cette année aussi, durant 25 journées. K+S a déjà pris une série de mesures, et la situation reviendra à la normale à partir de 2018 grâce à l'ouverture d'une nouvelle usine de traitement qui réduira les eaux usées de 20%.Les chiffres du deuxième trimestre étaient inférieurs aux prévisions. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a progressé de 1%, à 742 millions d'euros, alors que le consensus s'était établi à 776,1 millions d'euros. La division Engrais a enregistré une croissance de son CA de 4,4%, à 387,1 millions d'euros, mais la division Sel a vu son CA reculer de 1,1%, à 315,7 millions, en raison de la faible demande de sel d'épandage. L'EBITDA s'est accru de 22,2%, à 101,9 millions d'euros, contre 114,1 millions d'euros escomptés. Après six mois, on note un repli de 15,2%, à 312,8 millions d'euros. Le résultat net récurrent (hors éléments exceptionnels) s'est hissé à 18,9 millions d'euros (contre -0,2 million d'euros), mais après six mois, on constate encore un repli de 23,1%, à 113,5 millions d'euros. Ce n'était pas une vraie surprise, mais K+S a abandonné officiellement l'objectif de relever l'EBITDA à 1,6 milliard d'euros en 2020 (519,1 millions d'euros en 2016). Le niveau de prix de la potasse (actuellement quelque 240 dollars la tonne) est en effet trop nettement inférieur au niveau prévu de 330 dollars la tonne. La direction présentera cette automne sa vision stratégique pour 2030. L'action K+S a reculé pendant les mois d'été. Le succès du lancement de Bethune et l'apaisement des inquiétudes par rapport aux problèmes environnementaux en Allemagne peuvent donner une impulsion au cours des prochaines années. La position d'endettement considérable est maîtrisable. Nous confirmons le conseil d'achat.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : euroMarché : FrancfortCapit. boursière : 3,92 milliards EURC/B 2016 : 30C/B attendu 2017 : 23Perf. cours sur 12 mois : +10 %Perf. cours depuis le 01/01 : -10 %Rendement du dividende : 1,5 %