Ce que nous retiendrons surtout du rapport semestriel de la plateforme de commande et livraison de repas Just Eat Takeaway.com (JET) est que sa rentabilité s'est améliorée par rapport à la même période l'année dernière. Si le cash-flow d'exploitation (Ebitda) n'est pas encore positif dans tous les segments, il continue d'y progresser. Il l'était en tout cas déjà dans trois des quatre régions desservies, à savoir l'Europe du Nord, l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni/l'Irlande, qui représentent ensemble 90% du chiffre d'affaires (CA) de JET, au deuxième trimestre. La direction s'attelle à faire en sorte qu'il s'inscrive en vert partout l'année prochaine.
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Ce que nous retiendrons surtout du rapport semestriel de la plateforme de commande et livraison de repas Just Eat Takeaway.com (JET) est que sa rentabilité s'est améliorée par rapport à la même période l'année dernière. Si le cash-flow d'exploitation (Ebitda) n'est pas encore positif dans tous les segments, il continue d'y progresser. Il l'était en tout cas déjà dans trois des quatre régions desservies, à savoir l'Europe du Nord, l'Amérique du Nord et le Royaume-Uni/l'Irlande, qui représentent ensemble 90% du chiffre d'affaires (CA) de JET, au deuxième trimestre. La direction s'attelle à faire en sorte qu'il s'inscrive en vert partout l'année prochaine.L'Europe du Nord reste la région la plus rentable. Au Royaume-Uni et en Irlande, la perte a été réduite de 70% par rapport au premier semestre de 2021. L'Amérique du Nord a presque atteint le seuil de rentabilité; elle y serait déjà s'il n'y restait pas quelques Etats à ne pas avoir levé le plafonnement des commissions sur les restaurants imposé durant la crise sanitaire. La quatrième région, l'Europe du Sud et l'Océanie, reste à la traîne. JET y investit encore beaucoup. Les pertes y diminuent néanmoins. Le CEO de JET n'exclut pas de céder un jour cette activité s'il le faut, mais pense qu'elle est en passe de devenir rentable.La croissance, en revanche, ralentit. Il faut dire que la base de comparaison est très défavorable à JET, puisqu'au premier semestre de 2021, la pandémie avait encore dopé les livraisons de repas. Cependant, bien que le nombre de commandes ait légèrement diminué, la valeur brute des transactions est restée stable et le CA a augmenté quelque peu. Les clients restent manifestement fidèles. Et si l'afflux de nouveaux clients, lui, est plus faible qu'au cours des trimestres précédents, il a néanmoins renoué avec son niveau d'avant la pandémie. Notons par ailleurs que le nombre de restaurants et de grands magasins partenaires a augmenté de 16% par rapport à l'année dernière.Après avoir noué un partenariat mondial à long terme avec McDonald's en mars, grâce auquel il verra ses coûts de livraison diminuer, début juillet, JET en annonçait un autre, renouvelable chaque année, avec Amazon: les membres d'Amazon Prime aux Etats-Unis bénéficieront d'un an d'abonnement gratuit à Grubhub+, et donc aussi de la livraison gratuite depuis les restaurants locaux. Prime comptant plus de 150 millions de membres dans le pays, JET devrait y élargir sa clientèle. Ce qui pourrait ajouter de la valeur à Grubhub, en cas de vente, partielle ou intégrale. Amazon recevra en contrepartie des bons d'option de Grubhub, pour 2% du capital, part qui pourra grimper à 13% en fonction de l'atteinte d'objectifs. Malgré cette nouvelle, JET a annoncé une dépréciation de 3 milliards d'euros de la valeur de Grubhub, achetée à plus de 7 milliards d'euros mi-2021. JET envisage toujours la vente de cette filiale. Le marché présume qu'il n'en obtiendra qu'un milliard. Pour gagner en rentabilité, le groupe améliore l'efficacité de son marketing, peut encore relever ses prix et commissions, et a cessé de recruter. Le marché a bien réagi aux résultats: le cours de l'action a gagné 40% depuis son plancher de début juillet. Cela dit, elle vaut toujours 60% de moins que début 2022. Le marché est donc encore très pessimiste. Trop, selon nous. Car JET nous paraît plus apte à accroître encore sa rentabilité que ses concurrents. En outre, lorsque le groupe se séparera de sa branche américaine, l'action s'appréciera considérablement. Digne d'achat. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 19,81 eurosTicker: TKWYCode ISIN: NL0012015705Marché: Euronext AmsterdamCapit. boursière: 4,3 milliards EURC/B 2021: -C/B attendu 2022: -Perf. cours sur 12 mois: -75%Perf. cours depuis le 01/01: -59%Rendement du dividende: -