Le groupe canadien de royalties et de streaming spécialisé dans les métaux précieux, le pétrole et le gaz a créé la surprise, le 16 avril dernier, en annonçant la conclusion de deux accords de royalties sur le minerai de fer. Tout d'abord, le rachat, pour 538 millions de dollars, de 14,7% des obligations de Vale Royalty au gouvernement et à la banque de développement du Brésil. Ces titres couvrent la durée de vie de deux vastes zones minières du géant brésilien Vale auxquelles se rapportent les royalties, payées deux fois par an; sur la base du versement du 31 mars, ils offrent un rendement brut de 10% pour Franco-Nevada (FNV). Dans le scénario d'une hausse de 60% de la production concernée d'ici à 2026 et d'une normalisation du coût du minerai de fer à 70...

Le groupe canadien de royalties et de streaming spécialisé dans les métaux précieux, le pétrole et le gaz a créé la surprise, le 16 avril dernier, en annonçant la conclusion de deux accords de royalties sur le minerai de fer. Tout d'abord, le rachat, pour 538 millions de dollars, de 14,7% des obligations de Vale Royalty au gouvernement et à la banque de développement du Brésil. Ces titres couvrent la durée de vie de deux vastes zones minières du géant brésilien Vale auxquelles se rapportent les royalties, payées deux fois par an; sur la base du versement du 31 mars, ils offrent un rendement brut de 10% pour Franco-Nevada (FNV). Dans le scénario d'une hausse de 60% de la production concernée d'ici à 2026 et d'une normalisation du coût du minerai de fer à 70 dollars/tonne (après un récent sommet à 200 dollars), le rendement brut tomberait certes à 8%, mais resterait très intéressant. Les réserves minières assureront 30 ans de production encore et les zones à explorer ne manquent absolument pas. En outre, FNV a, ces dernières années, investi 93 millions de dollars canadiens pour 9,9% de Labrador Iron Ore Royalty Corp, une société de royalties qui tire tous ses revenus d'une mine de fer canadienne qu'exploite par Rio Tinto, avec une durée de vie de plusieurs décennies. Ensemble, les deux investissements contribueront à 5-6% du chiffre d'affaires (CA) de FNV en 2021, puis à 4-5% d'ici à 2025; le groupe entend toujours tirer au moins 80% de ses revenus de la vente de métaux précieux. FNV a signé un bon 1er trimestre. Les ventes de métaux précieux ont augmenté de 10,8% sur un an, à 149.575 onces troy d'équivalent or. Avec un prix moyen de l'or réalisé de 1.794 dollars par once troy (+13,3%), le CA des métaux précieux s'est accru de 23,3%, à 263,8 millions de dollars. Les ventes de pétrole et de gaz ont augmenté de 70,2%, à 45,1 millions de dollars. En conséquence, le CA du groupe a atteint 308,9 millions de dollars (+28,4%), un niveau record. Le cash-flow opérationnel récurrent (Rebitda) a également atteint un record, à 262,7 millions de dollars (+36,3%), et le bénéfice net apuré a augmenté de 47,3%, à 160,9 millions de dollars, ou 0,84 dollar par action; le consensus tablait sur 0,79 dollar.Après qu'il a acquis des titres de Vale Royalty, FNV a augmenté sa production annuelle prévisionnelle pour 2021, de 555.000-585.000 à 580.000-615.000 onces troy d'équivalent or. La contribution attendue de la division pétrole et gaz pour 2021 reste inchangée (115-135 millions de dollars). En revanche, la fourchette de production prévue pour 2025 a été relevée de 30.000 onces troy équivalent or, à 630.000-660.000 onces troy d'équivalent or. La contribution du pétrole et du gaz devrait atteindre 150 à 170 millions de dollars d'ici à 2025. Fort de la croissance alimentée par Cobre Panama et de sa position financière très saine, FNV a relevé le dividende trimestriel brut de 15,4% (c'est nettement plus que de coutume), à 0,30 dollar par action. Depuis sa transaction avec Vale Royalty, FNV dispose de 1,2 milliard de dollars. Bien assez pour en conclure de nouvelles, qui devraient porter principalement sur les métaux précieux. Nous saluons la récente diversification du groupe: le minerai de fer devient pour lui une nouvelle source de revenus à long terme. Le dévissage de l'action FNV de début mars n'est plus qu'un lointain souvenir, puisque le cours se rapproche de son record historique de juillet 2020. Sa valorisation est élevée, mais le rapport risque/rendement est toujours intéressant. L'action reste en portefeuille. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 151,56 dollarsTicker: FNV USCode ISIN: CA3518581051Marché: New YorkCapit. boursière: 28,9 milliards USDC/B 2020: 56C/B attendu 2021: 44Perf. cours sur 12 mois: +17%Perf.cours depuis le 01/01: +21%Rendement du dividende: 0,8%