Pris de panique après la publication du rapport intermédiaire sur le premier trimestre, les analystes et les investisseurs avaient fait chuter l'action de 15%, à la mi-mai. Au 31 mars, la valeur du carnet de commandes avait reculé de 6% en un an. En conséquence, la direction du groupe avait émis un avertissement sur le chiffre d'affaires (CA). Compte tenu des machines produites et de celles en cours de fabrication, la réserve de travail dans les usines affichait un recul de 32,7% par rapport à la même période un an auparavant; à la fin décembre 2017, cette réserve était encore de 2% mieux garnie qu'un an plus tôt. Mais les chiffres du premier semestre ont révélé que le fournisseur mondial de systèmes de lavage industriels s'était montré trop prudent.
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Pris de panique après la publication du rapport intermédiaire sur le premier trimestre, les analystes et les investisseurs avaient fait chuter l'action de 15%, à la mi-mai. Au 31 mars, la valeur du carnet de commandes avait reculé de 6% en un an. En conséquence, la direction du groupe avait émis un avertissement sur le chiffre d'affaires (CA). Compte tenu des machines produites et de celles en cours de fabrication, la réserve de travail dans les usines affichait un recul de 32,7% par rapport à la même période un an auparavant; à la fin décembre 2017, cette réserve était encore de 2% mieux garnie qu'un an plus tôt. Mais les chiffres du premier semestre ont révélé que le fournisseur mondial de systèmes de lavage industriels s'était montré trop prudent. Après neuf mois également, le CA a augmenté (+2,5%), passant de 252 à 258,4 millions d'euros. Le CA du troisième trimestre s'est élevé à 77,4 millions d'euros: c'est certes 1,1 million d'euros ou 1,4% de moins qu'à la fin septembre 2017, mais c'est tout de même quelque 8% de mieux qu'attendu par les analystes. Se fondant surtout sur les commandes reçues au cours des neuf premiers mois de l'année, la direction s'attend à un CA annuel comparable à celui de 2017 (338,1 millions d'euros; ce serait, à nouveau, 6,3% de plus qu'en 2016). A 224,8 millions d'euros après neuf mois, le carnet était moins rempli (-8,4%) qu'un an plus tôt. Mais ne perdons pas de vue qu'à l'issue du premier semestre, le nombre de commandes enregistrées était de 12,8% inférieur à ce qu'il était à la fin juin 2017. Par ailleurs, le récent communiqué n'était qu'un rapport intermédiaire; nous ne disposons pas, dès lors, des résultats détaillés. Nous le savions déjà, la rentabilité du groupe a diminué au premier semestre. En effet, à 18,5 millions d'euros, le cash-flow d'exploitation (Ebitda) est demeuré presque inchangé (-0,3%; recul de 2,37 à 2,36 euros par action) par rapport à l'année précédente. La marge d'Ebitda s'est effritée de 10,7 à 10,2%. En un an, le bénéfice d'exploitation (Ebit) a cédé 2,5% (15,9 millions d'euros), faisant reculer la marge d'Ebit de 9,4 à 8,8%. Le résultat net s'est élevé à 11,4 millions d'euros (soit 1,46 euro par action); c'est 2,8% de plus que fin juin 2017. La dette financière nette atteignait 15,1 millions d'euros à la moitié de l'année, du fait, entre autres, du relèvement significatif du dividende. La famille danoise Jensen contrôle le groupe par le biais de Jensen Invest (part de 51,7%). Sur la planète, le groupe Jensen ne compte qu'un grand concurrent, lequel n'est même pas coté: le groupe allemand Kannegieser. L'ouragan Michael a endommagé sérieusement l'usine de production de Jensen USA. Heureusement, l'intégralité des dégâts sont couverts par son assurance.Jensen ne connaît donc pas de panne de croissance. Nous regrettons que la direction ait décidé, quand il est apparu que son avertissement sur le CA - émis à l'occasion d'un rapport intermédiaire - était prématuré, de ne plus publier de rapports d'activités après les premier et troisième trimestres. L'accélération du tourisme international (hôtels) et le vieillissement de la population (établissements de soins) devraient soutenir longtemps la croissance du CA de Jensen. A 13 fois le bénéfice attendu pour 2019 mais aussi à plus de 8 fois le rapport valeur de l'entreprise (EV)/Ebitda escompté pour l'an prochain, la valorisation est acceptable. Nous sommes satisfaits d'avoir revu notre conseil à la hausse après la publication des chiffres du premier semestre. Nous le maintenons: acheter. Conseil : acheterRisque : faibleRating : 1ACours : 36,00 eurosTicker : JEN BBCode ISIN : BE0003858751Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 281 millions EURC/B 2017 : 13,5C/B attendu 2018 : 14,5Perf. cours sur 12 mois : -12%Perf. cours depuis le 01/01 : -10%Rendement du dividende : 2,8%