L'acteur spécialisé dans les systèmes de lavage industriel confirme, avec ses résultats semestriels, le parcours impressionnant de ces dernières années. Au 1ersemestre, le chiffre d'affaires s'est accru de pas moins de 9,2% (7,8% au 1ertrimestre), à 164,4millions EUR. Un nouveau record. Le fait que la direction était disposée pour 2015, en plus du dividende "ordinaire" de 0,25EUR brut par action, à proposer un dividende supplémentaire de 0,15EUR, permet de conclure qu'elle entrevoit 2016 et la suite avec confiance. À la fin de l'an dernier, le carnet de commandes s'était cependant replié de 7% par rapport au 31décembre 2014, mais ...

L'acteur spécialisé dans les systèmes de lavage industriel confirme, avec ses résultats semestriels, le parcours impressionnant de ces dernières années. Au 1ersemestre, le chiffre d'affaires s'est accru de pas moins de 9,2% (7,8% au 1ertrimestre), à 164,4millions EUR. Un nouveau record. Le fait que la direction était disposée pour 2015, en plus du dividende "ordinaire" de 0,25EUR brut par action, à proposer un dividende supplémentaire de 0,15EUR, permet de conclure qu'elle entrevoit 2016 et la suite avec confiance. À la fin de l'an dernier, le carnet de commandes s'était cependant replié de 7% par rapport au 31décembre 2014, mais entre-temps, la situation s'est améliorée. Le 30juin, le carnet de commandes était supérieur de 34% à celui de la même période l'an dernier. Cela dit, si l'on tient compte des produits et marchandises en production déjà livrées, la réserve de travail est même de 47% supérieure au chiffre qui prévalait il y a douze mois. Une partie des nouvelles commandes (environ 26%) ne seront exécutées qu'en 2017. Pour autant, le rapport semestriel n'est pas que positif. L'intense concurrence sur d'importants projets et les investissements dans une nouvelle capacité de production notamment, ont clairement érodé la rentabilité. Comme en atteste le cash-flow opérationnel (EBITDA), qui s'est tassé de 9% (de 16,9 à 15,3millions EUR ou de 2,16 à 1,96EUR par action) malgré une hausse de 9% du chiffre d'affaires. Ce qui suppose une érosion de la marge d'EBITDA de 11,2 à 9,3%. Le résultat opérationnel (EBIT) a totalisé 13,9millions EUR. Cela représente certes une légère hausse de 2,6%, mais un repli de la marge d'EBIT (de 9 à 8,4%). Le résultat net s'est élevé à 9,6millions EUR (1,23EUR par action), ou une hausse de 3% par rapport au premier semestre 2015. La famille danoise est l'actionnaire de référence de Jensen Group et contrôle la société cotée par l'intermédiaire de Jensen Invest (51,7%). La cotation en Bourse est un fait "historique". Jensen Group _ anciennement LSG, qui s'appelait plus tôt encore IPSO-ILG _ s'échange uniquement sur le NYSE Euronext Bruxelles et a dès lors plutôt le statut de small cap, avec la faible liquidité qui en découle. Jensen connaît du reste un seul concurrent au niveau mondial, le groupe allemand Kannegieser, qui n'est même pas coté. Fin janvier dernier, le groupe a acquis une participation de 30% (laquelle peut être accrue à 49%) dans Tolan Global, un producteur et vendeur de machines à laver indépendant, distributeur de Jensen Group en Turquie depuis déjà cinq ans. Le 1erjuillet, Jensen Group a repris les activités de son distributeur norvégien. ConclusionJensen Group est une société de premier ordre active dans un marché de niche. La reprise du tourisme international (hôtels) et le vieillissement de la population (institutions de soins de santé) soutiennent la croissance des résultats. Mi-2012, cette action valait un peu plus de 6EUR. À 13,5fois le bénéfice attendu pour 2016 et 7,5fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et l'EBITDA, l'action n'a pas une valorisation excessive. Comme le prouve d'ailleurs l'investissement de Quest for Growth.Conseil : conserverRisque : faibleRating : 2A