Selon les médias, Quest for Growth a récemment pris une participation dans Jensen Group. Ce ne serait pas incompréhensible, car l'acteur spécialisé dans les systèmes de lavage industriel a connu un parcours impressionnant ces dernières années. La déclaration intermédiaire relative au premier trimestre en est une nouvelle démonstration. Au premier trimestre en effet, le chiffre d'affaires (CA) s'est accru de 7,8%, à 79,9millions EUR. Que la direction était disposée, pour 2015, en plus du dividende "ordinaire" de 0,25EUR brut par action, à proposer un dividende supplémentaire de 0,15EUR, permet de conclure qu'elle entrevo...

Selon les médias, Quest for Growth a récemment pris une participation dans Jensen Group. Ce ne serait pas incompréhensible, car l'acteur spécialisé dans les systèmes de lavage industriel a connu un parcours impressionnant ces dernières années. La déclaration intermédiaire relative au premier trimestre en est une nouvelle démonstration. Au premier trimestre en effet, le chiffre d'affaires (CA) s'est accru de 7,8%, à 79,9millions EUR. Que la direction était disposée, pour 2015, en plus du dividende "ordinaire" de 0,25EUR brut par action, à proposer un dividende supplémentaire de 0,15EUR, permet de conclure qu'elle entrevoit 2016 et l'avenir avec confiance. À la fin de l'an dernier, le carnet de commandes s'était cependant replié de 7% par rapport au 31décembre 2014, mais entretemps, la situation s'est améliorée. Le 31mars, il était supérieur de 17,6% à celui de l'an dernier au même jour. Cela dit, si l'on tient compte des produits et marchandises en production déjà livrés, la réserve de travail est même de 32% supérieure à il y a douze mois. Une partie des nouvelles commandes (environ 15%) ne seront exécutées qu'en 2017. D'où la prévision d'un CA plutôt stable pour le premier semestre et probablement d'une rentabilité plus faible, mais qui pourrait donc revenir à niveau au second semestre. L'an dernier, le CA a progressé d'un confortable 19,5%, à un nouveau record de 286,3millions EUR, aidé à 8% par la faiblesse de l'euro (EUR). Le cash-flow opérationnel 2015 a progressé encore plus largement (+41,2%), à 31,7millions EUR (4,06EUR par action). Le résultat opérationnel (EBIT) s'est élevé à 24,8millions EUR, ce qui représente une progression de 26%. Le résultat net est ressorti à 17,7millions EUR (2,26EUR par action), un progrès de 35,3% par rapport à 2014. La famille danoise est l'actionnaire de référence de Jensen Group et contrôle la société cotée par l'intermédiaire de Jensen Invest (51,7%). La cotation en Bourse est un fait "historique". Jensen Group _ autrefois connu sous le nom de LSG et auparavant encore, de IPSO-ILG _ s'échange uniquement sur le NYSE Euronext Bruxelles et a dès lors plutôt le statut de "small cap", avec la faible liquidité qui en découle. Le groupe connait du reste un seul concurrent au niveau mondial, le groupe allemand Kannegieser, qui n'est même pas coté. Fin janvier dernier, le groupe a acquis une participation de 30% (peut être accrue à 49%) dans Tolan Global, un producteur et vendeur de machines à laver indépendant, distributeur de Jensen Group en Turquie depuis déjà cinq ans.ConclusionJensen Group est une société de premier ordre active dans un marché de niche. La reprise du tourisme international (hôtels) et le vieillissement de la population (institutions de soins de santé) soutiennent la croissance des résultats. Mi-2012, cette action valait un peu plus de 6EUR. À 12fois le bénéfice attendu pour 2016 et 7,5fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA), l'action n'a pas une valorisation excessive. Comme le prouve par ailleurs l'investissement de Quest for Growth.Conseil : conserverRisque : faibleRating : 2A