Après les prévisions en demi-teinte annoncées lors de la publication des résultats semestriels, le trading update pour le 3etrimestre est une bonne surprise. Le 1er semestre fut excellent mais la direction s'était montrée plus prudente pour le second en août. Le carnet de commandes était en effet bien moins garni au 30 juin. Si l'on tient compte des produits finis et biens en production, la réserve de travail est de 14% inférieure à son niveau de 12 mois plus tôt. Fin septembre, le tableau est encore différent. Le carnet de commandes est de 7,6% supérieur à ce qui prévalait à la même période en 2014. Si l'on tient compte des produits finis et biens en production...

Après les prévisions en demi-teinte annoncées lors de la publication des résultats semestriels, le trading update pour le 3etrimestre est une bonne surprise. Le 1er semestre fut excellent mais la direction s'était montrée plus prudente pour le second en août. Le carnet de commandes était en effet bien moins garni au 30 juin. Si l'on tient compte des produits finis et biens en production, la réserve de travail est de 14% inférieure à son niveau de 12 mois plus tôt. Fin septembre, le tableau est encore différent. Le carnet de commandes est de 7,6% supérieur à ce qui prévalait à la même période en 2014. Si l'on tient compte des produits finis et biens en production, nous en sommes à peu près au même niveau que l'an dernier. Ce qui démontre naturellement une nette amélioration de la situation. Le CA du 3etrimestre est ressorti à 67,6 millions EUR, soit 7,3% de plus qu'au cours de la période comprise entre juillet et septembre de l'an dernier. A l'occasion des résultats semestriels et sur la base du carnet de commandes moins garni, la direction s'était contentée en août de prévoir " un chiffre d'affaires supérieur " en 2015 en rythme annuel. Dans son trading update pour le 3etrimestre, le groupe est nettement plus positif : " les revenus de l'ensemble de l'exercice seront nettement supérieurs à ceux de l'an dernier. " Le contraire serait d'ailleurs étonnant, puisqu'après neuf mois, le chiffre d'affaires (CA) du groupe totalise 218,2 millions EUR, soit pas moins de 34 millions EUR ou 18,5% de plus qu'entre janvier et septembre l'an dernier. C'est aussi déjà 91% du CA total de l'an dernier (239,6 millions EUR). Il est vrai cependant que le CA avait progressé d'un notable 24,3% à la moitié de l'année, à 150,6 millions EUR. Le cash-flow opérationnel (EBITDA) a augmenté dans une plus grande mesure encore, de 31,3%, à 16,9 millions EUR (2,16 EUR par action). Le résultat opérationnel (EBIT) des six premiers mois s'élève à 13,57 millions EUR, soit une hausse de 13,6%. Une conséquence d'un taux d'activité plus élevé. Le résultat net est ressorti à 9,3 millions EUR (1,19 EUR par action), ce qui correspond à une hausse de 14,4% par rapport au 1er semestre 2014. Notons que dans le cadre du programme de rachat d'actions propres, aucune action n'a été rachetée sur les 9 premiers mois de l'année. Pas moins de 800.300 titres ou 10% du total peuvent être rachetés sur la période jusqu'au 4 octobre 2017. Fin 2014, le compteur affichait déjà 183.969 titres ou 23% du total. Nous sommes au même niveau fin septembre 2015. La famille danoise est l'actionnaire de référence de Jensen Group et contrôle la société cotée par l'intermédiaire de Jensen Invest (51,7%). La cotation en Bourse est un fait " historique ". Jensen Group s'échange uniquement sur le NYSE Euronext Bruxelles et a dès lors plutôt le statut de " small cap ", avec la faible liquidité qui en découle. Jensen connaît du reste un seul concurrent au niveau mondial, le groupe allemand Kannegieser, qui n'est même pas coté.ConclusionJensen Group est une société de premier ordre active dans un marché de niche. Le trading update pour le 3{+e}{+ }trimestre est une agréable surprise qui a permis une envolée du cours. A 14 fois le bénéfice attendu pour 2015 et 13 fois celui de 2016, l'action n'a pas une valorisation excessive. Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A