La phase de ralentissement de la croissance est manifestement révolue chez Jensen Group. C'est en tout cas ce qu'on peut conclure de l'analyse des résultats annuels 2014 et des perspectives pour cet exercice. L'an dernier, son chiffre d'affaires (CA) a progressé de 8,2% (de 221,4 à 239,6 millions EUR), un nouveau chiffre record. Grâce à un carnet de commandes toujours mieux garni au fil des mois, après un sérieux ralentissement au 2e semestre 2013. N'oublions pas qu'au 1er semestre 2014, le CA avait encore légèrement reculé, de 1,9%, à 121,2 millions EUR. Le résultat opérationnel (EBIT) est ressorti l'an dernier à 19,7 millions EUR, soit une hausse de 31,2%. La c...

La phase de ralentissement de la croissance est manifestement révolue chez Jensen Group. C'est en tout cas ce qu'on peut conclure de l'analyse des résultats annuels 2014 et des perspectives pour cet exercice. L'an dernier, son chiffre d'affaires (CA) a progressé de 8,2% (de 221,4 à 239,6 millions EUR), un nouveau chiffre record. Grâce à un carnet de commandes toujours mieux garni au fil des mois, après un sérieux ralentissement au 2e semestre 2013. N'oublions pas qu'au 1er semestre 2014, le CA avait encore légèrement reculé, de 1,9%, à 121,2 millions EUR. Le résultat opérationnel (EBIT) est ressorti l'an dernier à 19,7 millions EUR, soit une hausse de 31,2%. La combinaison d'un taux d'activité plus élevé et d'une meilleure productivité a permis d'accroître la marge d'EBIT de 6,8 à 8,2%. Le résultat net est ressorti à 13 millions EUR (1,66 EUR par action); une hausse de 32,4% par rapport à 2013. Ce résultat constitue lui aussi un nouveau record. En outre, le carnet de commandes demeure une surprise agréable. Au 31 décembre, il était de 33% plus élevé que fin 2013. Ce qui permet à la direction de qualifier le début d'année de favorable. Compte tenu de l'évolution largement positive des affaires, outre le dividende " usuel " de 0,25 EUR brut par action, la société versera à titre unique un dividende complémentaire de 0,15 EUR. Reste la question du possible delisting. Ce scénario de sortie de la scène boursière a été alimenté fin 2012 par une réduction de capital de 12 millions EUR ou 1,50 EUR par action. Un premier signal. A cela s'est ajoutée à l'automne dernier l'approbation par le conseil d'administration d'un programme de rachat d'actions propres. Pas moins de 800.300 actions ou 10% du total seront rachetées d'ici au 4 octobre 2017. Fin 2014, 183.969 titres ou 23% du total prévu par le programme avaient déjà été rachetées. Selon nous, c'est un deuxième signal que l'action ne restera plus cotée très longtemps. La famille danoise est l'actionnaire de référence de Jensen Group et contrôle la société cotée par l'intermédiaire de Jensen Invest (51,7%). La cotation en Bourse est un fait " historique ". Jensen Group - autrefois connu sous le nom LSG et, auparavant encore IPSO-ILG - s'échange uniquement sur le NYSE Euronext Bruxelles et a dès lors plutôt le statut de " small cap ", avec la faible liquidité qui en découle, même si le groupe est un leader mondial dans une activité de niche. Jensen connaît du reste un seul concurrent au niveau mondial, le groupe allemand Kannegieser, qui n'est même pas coté ! Voilà un argument de plus d'ailleurs pour considérer comme réaliste un scénario de delisting. Jensen Group est donc une société familiale active dans la niche du Heavy Duty Laundry (installations de blanchissage industriel). La tendance fondamentale de cette branche industrielle est haussière en raison de la reprise du secteur touristique international et de la fourniture de soins médicaux. ConclusionJensen Group est une société de premier ordre active dans un marché de niche, avec un actionnaire familial danois et une cotation boursière " historique " en tant que small cap sur le NYSE Euronext Bruxelles. A 12 fois le bénéfice attendu pour 2015, l'action présente encore une valorisation raisonnable. Il y a, en outre, encore plus de 600.000 actions à racheter.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A