La phase de ralentissement de la croissance est manifestement révolue chez Jensen Group. C'est en tout cas ce qu'on peut conclure de l'analyse des résultats semestriels et des perspectives pour le restant de l'exercice. L'an dernier, son chiffre d'affaires (CA) a reculé de 3,6% (d'environ 230 à 221,4 millions EUR) en raison d'un net recul du carnet de commandes au 2e semestre. A la moitié de l'année dernière, le groupe avait en effet confessé un repli de 34% du carnet de commandes. Au 31 décembre, ce repli avait été contenu à 17% en rythme annuel. A cet égard, le recul limité de 1,9% du CA, à 121,2 millions EUR, au 1er semestre 2014, est une pe...

La phase de ralentissement de la croissance est manifestement révolue chez Jensen Group. C'est en tout cas ce qu'on peut conclure de l'analyse des résultats semestriels et des perspectives pour le restant de l'exercice. L'an dernier, son chiffre d'affaires (CA) a reculé de 3,6% (d'environ 230 à 221,4 millions EUR) en raison d'un net recul du carnet de commandes au 2e semestre. A la moitié de l'année dernière, le groupe avait en effet confessé un repli de 34% du carnet de commandes. Au 31 décembre, ce repli avait été contenu à 17% en rythme annuel. A cet égard, le recul limité de 1,9% du CA, à 121,2 millions EUR, au 1er semestre 2014, est une performance. Cela dit, deux bonnes surprises sont également à noter. Tout d'abord la rentabilité. Sur les six premiers mois, le résultat opérationnel (EBIT) s'est accru de 13,7%, à 11,9 millions EUR. C'est appréciable, compte tenu de la baisse du CA, et c'est le résultat d'une augmentation du taux d'activité et d'une amélioration de la productivité. Le résultat net s'est établi à 8,2 millions EUR (1,03 EUR par action), une hausse de 16,6% par rapport au 1er semestre de 2013. En outre, le carnet de commandes est une deuxième bonne surprise. Au 30 juin, il était en hausse de 38% par rapport à la même date l'an dernier. La direction prévoit donc pour cette année une amélioration de la rentabilité. Reste la question d'un possible delisting. Ce scénario de sortie de la scène boursière a été alimenté fin 2012 par une réduction de capital de 12 millions EUR ou 1,50 EUR par action. A cela s'est ajoutée à l'automne dernier l'approbation par le conseil d'administration d'un programme de rachat d'actions propres. Pas moins de 800.300 actions ou 10% du total seront rachetés d'ici au 4 octobre 2017. A la mi-août 2014, 183.934 ou 23% du total prévu par le programme avaient déjà été rachetées. La famille danoise est l'actionnaire de référence de Jensen Group et contrôle la société cotée par l'intermédiaire de Jensen Invest (51,7%). La cotation en Bourse est un fait "historique". Jensen Group - autrefois connu sous le nom LSG et, auparavant encore IPSO-ILG - s'échange uniquement sur le NYSE Euronext Bruxelles et a dès lors plutôt le statut de "small cap", avec la faible liquidité qui en découle, même si le groupe est un leader mondial dans une activité de niche. Jensen connaît du reste un seul concurrent au niveau mondial, le groupe allemand Kannegieser, qui n'est même pas coté! Voilà un argument de plus d'ailleurs pour considérer comme réaliste un scénario de delisting. Jensen Group est donc une société familiale active dans la niche du Heavy Duty Laundry (installations de blanchissage industriel). La tendance fondamentale de cette branche industrielle est haussière en raison de la reprise du secteur touristique international et de la fourniture de soins médicaux. ConclusionJensen Group est une société de premier ordre active dans un marché de niche, avec un actionnaire familial danois et une cotation boursière "historique" en tant que small cap sur le NYSE Euronext Bruxelles. A 10,5 fois le bénéfice attendu pour 2014, l'action présente encore une valorisation raisonnable. Qui plus est, il y a encore plus de 600.000 actions à racheter.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A