L'année 2014 a été un bon cru pour le plus grand producteur de semi-conducteurs au monde, qui tire toujours 60% de son chiffre d'affaires (CA) de la vente de microprocesseurs pour PC. Selon l'institut de recherche IDC, les ventes mondiales de PC ont baissé pour la troisième année d'affilée en 2014. Avec 2,1%, le recul était cependant nettement moins marqué qu'en 2013, lorsque les ventes de PC avaient plongé de 10%. Les entreprises ont en effet échangé massivement leurs appareils obsolètes contre des exemplaires neufs l'an dernier. Les consommateurs devraient reprendre le rôle de locomotive en 2015. Mais il n'est pas rare que ces derniers préfèrent échanger leurs anciens PC contr...

L'année 2014 a été un bon cru pour le plus grand producteur de semi-conducteurs au monde, qui tire toujours 60% de son chiffre d'affaires (CA) de la vente de microprocesseurs pour PC. Selon l'institut de recherche IDC, les ventes mondiales de PC ont baissé pour la troisième année d'affilée en 2014. Avec 2,1%, le recul était cependant nettement moins marqué qu'en 2013, lorsque les ventes de PC avaient plongé de 10%. Les entreprises ont en effet échangé massivement leurs appareils obsolètes contre des exemplaires neufs l'an dernier. Les consommateurs devraient reprendre le rôle de locomotive en 2015. Mais il n'est pas rare que ces derniers préfèrent échanger leurs anciens PC contre des tablettes (moins chères). Le CA dans la division PC Client d'Intel a progressé de 3% sur base annuelle, à 8,87 milliards USD au 3e trimestre, environ 300 millions USD en dessous des prévisions moyennes des analystes. Le nombre d'unités vendues a gagné 6% sur base annuelle, mais le prix de vente moyen a reculé 2%. Sur l'ensemble de l'année 2014, le CA de la division PC Client a augmenté de 4%. La vedette a de nouveau été la division Serveurs, dont les ventes ont progressé d'un quart au 4e trimestre et qui prend désormais près de 28% du CA total à son compte. La demande de serveurs est dopée par l'arrivée du cloud computing qui favorise la construction de nouveaux centres de données et l'accroissement de la capacité de stockage. Le CA provenant de "l'Internet des objets", un nom collectif qui désigne tous les appareils qui peuvent être reliés entre eux, éventuellement par le biais de réseaux, a progressé de 10%. La croissance se monte à 19% sur l'ensemble de l'exercice, mais la part de cette division dans le CA du groupe reste assez faible, à 4%. La division Mobile demeure la principale préoccupation du groupe. Intel a dépensé des milliards de dollars pour s'acheter des parts de marché dans ce segment. Une formule à prendre au sens littéral, car le groupe paie ses "clients" (producteurs de smartphones et tablettes) pour utiliser ses semi-conducteurs, ce qui engendre un CA négatif. Le raisonnement sous-jacent est que ces efforts seront rentabilisés plus tard, lorsqu'Intel se sera constitué suffisamment de parts de marché. A court terme, cette stratégie est cependant surtout source de pertes. Celles-ci ont atteint 1,11 milliard USD au 4e trimestre, contre 874 millions USD il y a un an. Les pertes opérationnelles totales de la division Mobile s'élevaient ainsi à 4,2 milliards USD. Intel veut réduire sensiblement les coûts dans cette division en 2015 et l'héberger à terme dans PC Client Group. Au niveau du groupe, le CA a progressé de 6% à 14,7 milliards USD au 4e trimestre, ce qui est parfaitement conforme aux attentes. La croissance s'élève aussi à 6% sur base annuelle. Sous l'effet de rachats d'actions propres (10,8 milliards USD en 2014), le bénéfice par action a cependant progressé de 45% au 4e trimestre. Intel a relevé le dividende à 0,96 USD, ce qui constitue, au cours actuel, un rendement de 2,7%. La croissance envisagée pour le CA 2015, de 5%, n'est pas particulièrement ambitieuse.ConclusionAvec une hausse de 40%, l'action a été nettement plus performante que le marché en général, mais aussi que celles de ses concurrents l'an dernier. Vu les perspectives de croissance assez modérée, nous trouvons la valorisation correcte à 15 fois le bénéfice attendu. Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B