L'année dernière, l'actionnariat du plus grand promoteur immobilier de notre pays, actif en Belgique, au Luxembourg et en Pologne, a beaucoup changé. Il y a un peu moins de deux ans, Cresida Investment a racheté la presque totalité du lot de JER Audrey. Cresida Investment, une filiale de l'Eastbridge Group, a acquis 29,85% des actions Immobel. Cresida a cependant disparu du tableau depuis lors, puisque la société a vendu l'intégralité de son lot à Allfin Group, la société de Marnix Galle Investment. La prochaine étape pourrait être une alliance entre Immobel et Allfin Group. On y pense en tout cas, à en croire un commu...

L'année dernière, l'actionnariat du plus grand promoteur immobilier de notre pays, actif en Belgique, au Luxembourg et en Pologne, a beaucoup changé. Il y a un peu moins de deux ans, Cresida Investment a racheté la presque totalité du lot de JER Audrey. Cresida Investment, une filiale de l'Eastbridge Group, a acquis 29,85% des actions Immobel. Cresida a cependant disparu du tableau depuis lors, puisque la société a vendu l'intégralité de son lot à Allfin Group, la société de Marnix Galle Investment. La prochaine étape pourrait être une alliance entre Immobel et Allfin Group. On y pense en tout cas, à en croire un communiqué de presse publié après que des rumeurs de fusion se sont répandues. Pour autant, aucune transaction n'a encore été conclue, loin de là. La particularité des promoteurs immobiliers est que leurs bénéfices découlent de la réalisation de la vente de projets. En conséquence, les bénéfices fluctuent beaucoup au fil des ans. En 2013, il s'en est fallu de peu pour qu'Immobel finalise la vente, avec son partenaire Breevast (60% Breevast; 40% Immobel), de la participation dans RAC 1 NV à Hannover Leasing. RAC 1 est la société propriétaire de la première phase du projet Belair. Ce projet repose essentiellement sur le redéploiement de l'ancien centre administratif au coeur de Bruxelles, entre la rue de la Loi et le boulevard Pacheco. Ce projet de rénovation porte sur 80.000 m², dont 65.000 m² d'espaces de bureaux et 15.000 m² de places de stationnement, notamment. En 2013, le chiffre d'affaires (CA) a diminué de moitié, de 126,8 à 53,8 millions EUR, l'EBIT a plongé de 12,6 à 1,3 million EUR et le résultat net s'est inscrit à 1,5 million EUR au lieu de 11,7 millions EUR. Par action, le résultat a fondu de 2,84 à 0,36 EUR. Heureusement, ce ne fut que partie remise. La vente du projet Belair a entretemps été finalisée le 10 mars 2014 et a assuré un excellent exercice 2014, caractérisé par son meilleur résultat depuis 2007 : le CA s'est accru de 221%, à 173,05 millions EUR. La hausse du bénéfice opérationnel (EBIT), de 7,99 à 27,65 millions EUR, est tout aussi spectaculaire. Quant au bénéfice net, il s'est hissé de 1,47 à 20 millions EUR ou, par action, de 0,36 à 4,86 EUR. Après le dividende intérimaire de 1,6 EUR brut par action, versé en septembre, les actionnaires ont encore reçu début juin un dividende final de 0,80 EUR brut par action. Au total donc, 2,40 EUR brut pour 2014, contre 0 en 2013. Au 31 décembre, les fonds propres se sont accrus à 196,7 millions EUR ou 47,7 EUR par action. La dette financière nette, en revanche, s'élève à 192,7 millions EUR. Immobel n'avance généralement pas de prévisions chiffrées pour l'exercice suivant.ConclusionNous attendons de connaître la suite du dossier impliquant Immobel et Allfin. Après un " grand cru " en 2014, il faut attendre les chiffres semestriels pour pouvoir estimer les possibilités de bénéfice et de dividende pour cette année. Le cours s'échange tout juste au-dessus de sa valeur comptable, ce qui est loin d'être excessif, y compris dans un contexte de faiblesse des taux.Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A