Le plus ancien (1863) promoteur immobilier du pays vit depuis peu une nouvelle jeunesse. Le 29 juin 2016, une assemblée générale extraordinaire avalisait la fusion entre le promoteur Allfin et Immobel. L'architecte de cette opération était Marnix Galle, qui, après avoir contrôlé le premier, dirige désormais le second. L'exercice 2017 avait été une année de transition pour Immobel, les trois suivants devaient être consacrés à la récolte. Si 2018 et 2019 ont largement tenu leurs promesses, les résultats du 1er semestre de 2020 prêtent moins à l'optimisme. En cause, évidemment: la crise sanitaire, qui a lourdement pesé sur les ventes dans le segment résidentiel entre les mois de mars et mai (confinement), même si les chiffres sont repartis à la hausse ...

Le plus ancien (1863) promoteur immobilier du pays vit depuis peu une nouvelle jeunesse. Le 29 juin 2016, une assemblée générale extraordinaire avalisait la fusion entre le promoteur Allfin et Immobel. L'architecte de cette opération était Marnix Galle, qui, après avoir contrôlé le premier, dirige désormais le second. L'exercice 2017 avait été une année de transition pour Immobel, les trois suivants devaient être consacrés à la récolte. Si 2018 et 2019 ont largement tenu leurs promesses, les résultats du 1er semestre de 2020 prêtent moins à l'optimisme. En cause, évidemment: la crise sanitaire, qui a lourdement pesé sur les ventes dans le segment résidentiel entre les mois de mars et mai (confinement), même si les chiffres sont repartis à la hausse dès juin. Les chantiers de construction ont enregistré un ralentissement eux aussi. Les cash-flows opérationnels ont par conséquent chuté de 124,6 à 52,8 millions d'euros (-58%) et le résultat net a plongé de 102,4 à 33,3 millions d'euros (-68%), à quoi correspond un recul de 11,66 à 3,58 euros du bénéfice par action. N'oublions toutefois pas que 2019 avait été une année record pour Immobel, qui avait acté un rendement des capitaux propres de 29,7%, un chiffre exceptionnel et beaucoup plus élevé que les 10% visés. A 7,8%, le rendement des capitaux propres de 2020 est inférieur à l'objectif; l'acquisition de nouveaux projets a toutefois fait bondir de 13% la valeur commerciale du portefeuille, qui atteint désormais 5,1 milliards d'euros.Le groupe continue de s'étendre en Europe, où son portefeuille dépasse 1,2 million de mètre carrés. Après avoir longtemps concentré ses activités en Belgique et au Luxembourg, il s'est installé en Pologne il y a quelques années, puis en France, en 2017. Il a acquis en plusieurs étapes le groupe immobilier Nafilyan & Partners, surtout présent en Île-de-France. Bien que tout récemment créé (2014), Nafilyan est d'ores et déjà une référence dans la promotion d'appartements, de maisons individuelles groupées et de logements en résidence gérée. Lorsqu'il aura atteint sa vitesse de croisière, il devrait pouvoir vendre de 1.500 à 2.000 logements par an, ce qui pourrait faire de la France le principal marché de débouchés d'Immobel. Lequel a par ailleurs conclu une joint-venture avec le promoteur américain Fort Partners en vue de construire une station balnéaire de 65.000 mètre carrés à Marbella. L'Allemagne, enfin, est venue étoffer le portefeuille en 2019. Le groupe y construit un prestigieux projet: la tour Eden, une des rares tours résidentielles de Francfort, la capitale financière du pays, devrait être livrée l'an prochain. Malgré la plongée de son bénéfice, Immobel s'en tient à la politique annoncée et relève son dividende de 4%, à 2,77 euros brut par action. La dynamique que Marnix Galle, l'architecte de la fusion avec Allfin, a insufflée à Immobel, s'est exprimée pleinement dans les résultats des exercices précédents, et les chiffres de 2020 ont tout de l'accident de parcours. Peut-être cette année ne marquera-t-elle pas encore un retour à la normale mais le pipeline de permis (plus de 1,4 milliard d'euros en valeur commerciale), composé de projets essentiellement résidentiels (4.500 maisons et appartements), permet d'espérer que le groupe renouera avec les bénéfices dès 2022. C'est la raison pour laquelle malgré des résultats 2020 décevants, la direction maintient intacte sa politique, qui consiste à augmenter le dividende de 4 % à 10 % par an. La valorisation est attrayante. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 65,20 eurosTicker: IMMO BBCode ISIN: BE0003599108Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 656 millions EURC/B 2020: 18C/B attendu 2021: 15,5Perf. cours sur 12 mois: +8%Perf. cours depuis le 01/01: -3%Rendement du dividende: 4,2%