Depuis début 2014, l'action a à peine évolué : IBM est en retrait par rapport aux principaux indices. Sur une période de 5 ans, le titre est cependant en retrait de 40% par rapport au S&P500 et même de 60% sur le Nasdaq. Auparavant, le conglomérat livrait du matériel, les logiciels assimilés et surtout les services et le support connexes. Big Blue était dès lors un "one-stop shop" pour les besoins informatiques d'une large variété de clients. Son business model a cependant été remis en question par l'arrivée du cloud computing. Le modèle traditionnel de vente et de licence du matériel et des logiciels a été abandonné, et les services ont également été mis sous pression. IBM traverse donc une pas...

Depuis début 2014, l'action a à peine évolué : IBM est en retrait par rapport aux principaux indices. Sur une période de 5 ans, le titre est cependant en retrait de 40% par rapport au S&P500 et même de 60% sur le Nasdaq. Auparavant, le conglomérat livrait du matériel, les logiciels assimilés et surtout les services et le support connexes. Big Blue était dès lors un "one-stop shop" pour les besoins informatiques d'une large variété de clients. Son business model a cependant été remis en question par l'arrivée du cloud computing. Le modèle traditionnel de vente et de licence du matériel et des logiciels a été abandonné, et les services ont également été mis sous pression. IBM traverse donc une passe difficile, de même que HP, Cisco, Microsoft et Oracle, notamment. Ce n'est donc que logique si le chiffre d'affaires (CA) entre avril et juin a reculé pour le 9e trimestre consécutif. Le repli s'est finalement limité à 2,2%, et à 24,36 milliards USD, le CA est encore de 200 millions USD supérieur au consensus. Le bénéfice net ajusté, à 4,32 USD par action, est de 28% supérieur à celui de l'an dernier. Chez IBM actuellement, toutes les activités sont placées sous le signe de la stratégie Roadmap 2015, qui repose sur un objectif bénéficiaire de 20 USD par action pour l'an prochain. Dans la mesure où IBM n'enregistre plus de croissance depuis un certain temps et que l'accroissement de la productivité a ses limites, la direction doit explorer d'autres pistes. Notamment par la réduction progressive du nombre d'actions en circulation. Et IBM, en l'occurrence, va assez loin à cet égard : le groupe a démarré le rachat d'actions propres en 1995 mais est passé à la vitesse supérieure ces dernières années. Alors qu'à l'époque, le groupe recensait encore 2 milliards de titres en circulation, l'an dernier, ce total est revenu pour la première fois sous la limite du milliard. Entre avril et juin, il a encore consacré 3,7 milliards USD au rachat d'actions, en plus des 8,2 milliards USD du 1er trimestre. S'ajoute à cela un dividende totalisant 1,1 milliard USD sur les trois derniers mois. Le rachat massif d'actions a également des retombées au niveau du cash-flow libre : au 1er trimestre, il ne restait plus que 600 millions USD, mais ce chiffre s'est amélioré au 2etrimestre à 3 milliards USD. Pour l'ensemble de l'exercice, IBM table sur un cash-flow libre de 16 milliards USD, contre 15 milliards l'an dernier. Au terme du 1er semestre, la position d'endettement s'était accrue à 44 milliards USD. A comparer à une position liquide de 9,7 milliards USD. La croissance de la division Logiciels est restée limitée alors que le matériel ne s'est à nouveau pas très bien comporté. Cependant, le repli fut moins prononcé qu'au 1er trimestre. Le CA réalisé sur le cloud computing est en forte croissance (+50% au 1er semestre), mais est encore négligeable au niveau du groupe. En marge des résultats trimestriels, IBM a annoncé un accord de collaboration avec Apple. Pour Apple, IBM développera plus de cent applications mobiles. A son tour, IBM tentera de vendre les iPads et iPhones sur lesquels ces applications tournent aux clients entreprises.ConclusionIBM demande à ses actionnaires de faire preuve d'un peu de patience. D'ici là, ils sont récompensés par le rachat d'actions propres et un dividende en hausse. A moins de 11 fois le bénéfice attendu pour cette année et 9,5 fois celui de 2015, l'action a une valorisation intéressante. IBM peut être ramassé.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B