En 2021, IBM a décidé de se concentrer sur les logiciels dans le cloud ainsi que sur le conseil et la vente de matériel spécifique (y compris les mainframes, ou ordinateurs centraux). La division Managed Infrastructures Services, qui n'était plus considérée comme faisant partie de l'activité principale Global Technology Services, est devenue une entité distincte, Kyndryl. Elle avait vu son chiffre d'affaires (CA) se réduire de près de 50% au cours de la décennie précédente, la gestion des infrastructures ayant perdu des parts de marché au profit du cloud public. Kyndryl a également emporté une partie de la dette du groupe. Elle n'en reste pas moins une grande entreprise s'agissant du CA, et un client important d'IBM.
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En 2021, IBM a décidé de se concentrer sur les logiciels dans le cloud ainsi que sur le conseil et la vente de matériel spécifique (y compris les mainframes, ou ordinateurs centraux). La division Managed Infrastructures Services, qui n'était plus considérée comme faisant partie de l'activité principale Global Technology Services, est devenue une entité distincte, Kyndryl. Elle avait vu son chiffre d'affaires (CA) se réduire de près de 50% au cours de la décennie précédente, la gestion des infrastructures ayant perdu des parts de marché au profit du cloud public. Kyndryl a également emporté une partie de la dette du groupe. Elle n'en reste pas moins une grande entreprise s'agissant du CA, et un client important d'IBM. Au cours du 2e trimestre de cet exercice, la cherté du dollar a desservi IBM. Ce sera encore le cas au 2e semestre. La direction estime désormais que la vigueur du billet vert réduira de 6%, soit d'environ 3,5 milliards de dollars, le CA (prévision initiale: de 3 à 4%) de cette année. Ce n'est pas rien, même pour une entreprise de la taille d'IBM. La monnaie américaine n'avait plus été aussi chère par rapport à une série d'autres monnaies depuis deux décennies. Au 2e trimestre, le CA du groupe a augmenté de 9%, à 15,54 milliards de dollars, bien plus que ne l'espéraient les analystes (15,18 milliards). A cours de change constants, la croissance est de 16%. Le bénéfice d'exploitation est passé de 810 millions l'an passé à 1,47 milliard, mais la marge bénéficiaire brute a, elle, diminué, de 55,2% à 53,4% en un an. Cette baisse est attribuable à la hausse des coûts des composants et à celle des salaires, en particulier dans la division Consulting. A 2,31 dollars, le bénéfice par action a lui aussi dépassé les attentes (2,27 dollars). Pour l'intégralité de l'exercice 2022, le consensus vise actuellement 9,69 dollars par action. La division Software a fait part d'une croissance de 6,4% de son CA (hors effet de change: plus de 12%). IBM se concentre notamment sur l'intelligence artificielle, la cybersécurité et le cloud hybride. Ce dernier segment réunit le cloud public et le cloud privé des entreprises. La plateforme de cloud hybride (logiciels et matériel confondus) du groupe a enregistré sur les quatre derniers trimestres un CA total de 21,7 milliards de dollars, en hausse de 19%. Consulting a vu son CA s'accroître de 9,8%. Pour réduire la pression sur ses marges, IBM entend relever ses prix. Le CA du hardware a progressé de près d'un cinquième. Epinglons la hausse de 69% des ventes de la famille de produits zSystems, qu'explique le lancement du nouvel ordinateur central z16. La direction s'attend pour l'exercice à un CA consolidé de 60,9 milliards de dollars; ce serait une hausse de 6% en glissement annuel. Au 2e trimestre, IBM a réalisé un flux de trésorerie disponible de 2,1 milliards de dollars, ce qui porte le total du 1er semestre à 3,3 milliards. Le groupe disposait de 7,8 milliards de dollars de liquidités, pour une dette (division IBM Global Financing non prise en compte) de 38 milliards, à fin juin. Le flux de trésorerie disponible prévisionnel pour l'exercice 2022 a été légèrement abaissé, à 10 milliards de dollars (initialement: fourchette de 10 à 10,5 milliards de dollars), en raison de la hausse des coûts et de la cessation d'activités rentables en Russie. IBM ne peut plus racheter autant d'actions propres que par le passé, mais distribue un dividende croissant; porté au début de cette année à 1,65 USD par trimestre, il offre, au cours actuel, un rendement de plus de 5%. Trois milliards de dollars de dividendes ont été versés à ce titre au cours du 1er semestre.L'action IBM a légèrement moins souffert que le secteur technologique dans son ensemble cette année, mais elle avait progressé nettement moins vite que lui. Depuis l'année dernière, Big Blue voit son CA augmenter à nouveau, mais le dollar cher freine à présent sa croissance. Associé à une valorisation très raisonnable, son rendement élevé est le plus gros atout d'IBM. D'où notre relèvement de conseil.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 128,93 dollarsTicker: IBM USCode ISIN : US4592001014Marché: New York Stock ExchangeCapit. boursière: 116 milliards USD C/B 2021: 16C/B attendu 2022: 13,5Perf. cours sur 12 mois: -2%Perf. cours depuis le 01/01: -5%Rendement du dividende: 5,1%