Fondée en 2012 par Stijn Van Rompay (CEO; Docpharma, Uteron Pharma, Alter Pharma) et Thomas Jacobsen (chief business development officer), qui, ensemble, détiennent 40% des actions en circulation, Hyloris est cotée à Bruxelles depuis juin dernier. Contrairement aux entreprises pharmaceutiques ou biotechnologiques classiques, Hyloris ne développe pas de nouvelles entités chimiques (produits ne contenant pas encore de principe actif approuvé), mais part de médicaments dont les brevets ont expiré. Elle n'est pas non plus un fabricant de génériques, en ce sens qu'elle ne copie pas les produits tombés dans le domaine public, mais s'attelle à les améliorer (reformulations, nouvelles formes d'administration, combinaisons...). Le processus de développement es...

Fondée en 2012 par Stijn Van Rompay (CEO; Docpharma, Uteron Pharma, Alter Pharma) et Thomas Jacobsen (chief business development officer), qui, ensemble, détiennent 40% des actions en circulation, Hyloris est cotée à Bruxelles depuis juin dernier. Contrairement aux entreprises pharmaceutiques ou biotechnologiques classiques, Hyloris ne développe pas de nouvelles entités chimiques (produits ne contenant pas encore de principe actif approuvé), mais part de médicaments dont les brevets ont expiré. Elle n'est pas non plus un fabricant de génériques, en ce sens qu'elle ne copie pas les produits tombés dans le domaine public, mais s'attelle à les améliorer (reformulations, nouvelles formes d'administration, combinaisons...). Le processus de développement est plus simple et donc, plus rapide et moins risqué (procédure dite 505 (b)(2)). D'où d'ailleurs le choix du nom Hyloris, pour High Yield, LOw RISk. L'équipe expérimentée dont s'est entouré le CEO collabore avec des spécialistes et des leaders d'opinion. La politique de l'entreprise veut que le médicament puisse faire la différence pour le patient, les médecins et les assureurs, qu'il soit développé en sept ans au maximum et pour sept millions d'euros tout au plus. Deux médicaments sont en phase de démarrage commercial: Sotalol IV, une variante intraveineuse pour les arythmies cardiaques, et Maxigesic IV, combinaison intraveineuse unique de Paracétamol et d'Ibuprofène destinée à éviter les analgésiques opioïdes, à l'origine de fortes dépendances. Tous deux sont commercialisés par un partenaire: AltaThera, aux Etats-Unis, pour Sotalol IV et AFT Pharma, dans le monde entier, pour Maxigesic IV. A cela s'ajoutent 11 candidats médicaments, tous susceptibles d'être approuvés pour la fin de 2024. Enfin, deux génériques assortis de barrières à l'entrée élevées sont en cours de développement. La direction a l'ambition d'ajouter quatre candidats en moyenne au pipeline tous les ans. Un nouveau venu a déjà été annoncé cette année: l'investissement, qui pourra aller jusqu'à 4,3 millions d'euros, dans une collaboration avec Purna Female Healthcare, a pour objet de développer un médicament combiné contre les mycoses vaginales récurrentes, pour lesquelles aucun traitement efficace n'existe actuellement. Les médicaments contre les problèmes cardiaques constituent un point fort du pipeline. Hyloris entend se charger elle-même de la vente, aux Etats-Unis, de quatre de ces cinq produits, dont le premier pourrait être mis sur le marché dès 2023. L'introduction en Bourse devait s'accompagner de l'émission de 5,75 millions d'actions, au prix unitaire de 10,75 euros (intention initiale: 5 millions d'actions, à 10-11,5 euros). Avec l'exercice partiel de l'option de surallocation (jusqu'à 15% d'actions supplémentaires), ce sont 5,99 millions d'actions qui ont été émises, pour un produit brut de 64,4 millions d'euros. Les 64,4 millions d'euros détenus en date du 31 décembre suffiront à financer les projets pour les trois prochaines années. Nous entamons le suivi sur une recommandation d'achat. Hyloris dispose d'un plan clair et agressif, d'une direction très expérimentée et de fonds abondants. Toutes les molécules n'arriveront pas sur le marché, mais le risque de développement et le risque financier sont limités et diversifiés. Le pipeline très fourni assure un flux de nouvelles régulier. Les applications dans les problèmes cardiaques pourraient permettre à Hyloris de devenir rentable dès 2024. L'action a sa place dans les portefeuilles élargis. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 12,3 eurosTicker: HYL BBCode ISIN: BE0974363955Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 317,7 millions EURC/B 2020: -C/B attendu 2021: -Perf. cours depuis l'IPO: +18,4% Perf. cours depuis le 01/01: +27,6%Rendement du dividende: -