Nous avons reçu un bref rapport intermédiaire de Greenyard Foods sur le premier trimestre de l'exercice 2016/2017 (période du 1eravril au 30juin) dans le cadre de l'obligation d'information des détenteurs d'obligations Univeg. Les activités du groupe fusionné Greenyard Foods sont subdivisées en trois segments: Fresh (Univeg; acteur d'envergure mondiale dans les fruits et légumes frais), Prepared (produits surgelés Pinguïn et conserves Noliko) et Horticulture (Peatinvest; compte parmi les cinq plus grands producteurs européens de terreau). Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a enregistré une croissance impressionnante de 8,4%, à 1,12milliard EUR. Sur une base comparable (hors éléments uniques), la progression reste ...

Nous avons reçu un bref rapport intermédiaire de Greenyard Foods sur le premier trimestre de l'exercice 2016/2017 (période du 1eravril au 30juin) dans le cadre de l'obligation d'information des détenteurs d'obligations Univeg. Les activités du groupe fusionné Greenyard Foods sont subdivisées en trois segments: Fresh (Univeg; acteur d'envergure mondiale dans les fruits et légumes frais), Prepared (produits surgelés Pinguïn et conserves Noliko) et Horticulture (Peatinvest; compte parmi les cinq plus grands producteurs européens de terreau). Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a enregistré une croissance impressionnante de 8,4%, à 1,12milliard EUR. Sur une base comparable (hors éléments uniques), la progression reste très intéressante: 5,9%. La division Fresh a vu ses ventes augmenter de 6,4%, à 907,5millions EUR. Le principal pôle d'activités de Greenyard Foods (81% du CA du groupe) maintient ainsi le cap positif de l'exercice passé, durant lequel le CA annuel ne s'était contracté que de 1,9% à 3,25milliards EUR malgré la perte d'un grand client allemand en février (contribution au CA de 300millions EUR). La division s'est montrée particulièrement performante aux Pays-Bas, en Allemagne et en Tchéquie, et la croissance du CA est soutenue à la fois par le niveau des prix, les volumes et le mix de produits. Les cash-flows opérationnels (EBITDA) ont également profité de la croissance pour gagner 39%, à 23millions EUR. Le REBITDA (EBITDA récurrent) a progressé de 15,1%, soit une amélioration de la marge de REBITDA de 2,3% à 2,5%. Fresh avait enregistré une marge de REBITDA stable de 2,3% au cours de l'exercice précédent. Le CA de la division Prepared a progressé de 21,4% à 187,7millions EUR au 1ertrimestre, soit 16,8% du CA du groupe. Ce montant comprend cependant la contribution de Lutèce, un acteur néerlandais d'envergure mondiale dans les conserves de champignons, racheté l'an dernier. La croissance organique du CA s'est élevée à 3,5%. Malgré une croissance du CA de 1,7% à 646,1millions EUR, le REBITDA de Prepared avait baissé de 13,9% à 51,6millions EUR au cours de l'exercice passé. La marge de REBITDA s'était contractée de 9,4% à 8%. Horticulture, la division la plus petite, mais la plus rentable du groupe avec une marge de REBITDA de 12,8% l'an dernier, a connu un premier trimestre en mode mineur après un excellent exercice 2015/2016: le CA a chuté de 3,2% à 24,6millions EUR (2,2% du CA du groupe). La dette nette de Fresh a augmenté de 21,5millions EUR à 179,6millions EUR, mais reste, à 2,3fois le REBITDA, largement sous la limite convenue (4,1fois). Lors de la publication du rapport annuel, Greenyard Foods a surpris en annonçant un dividende brut de 0,2EUR par action (ex-dividende: 30/9). Greenyard Foods a également décidé de revendre sa participation de 50% dans la joint-venture avec Veiling Haspengouw un an à peine après sa création. La capacité du segment Surgelés en Pologne a récemment doublé après l'ouverture d'une nouvelle usine à Lipno. Une joint-venture avec le producteur britannique de fruits Bardsley Farms a été créée en juillet, et le groupe a annoncé la construction d'un entrepôt ultramoderne dans le Nord-Est des États-Unis.ConclusionGreenyard Foods poursuit sur son élan. La valorisation est attrayante à 0,8fois la valeur comptable, et avec une valeur d'entreprise de 6,6fois les cash-flows opérationnels attendus en 2016/2017. La combinaison attendue de croissance et d'amélioration de la rentabilité justifierait un cours plus élevé, avec un risque de baisse limitée. D'où l'intégration en Sélection.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B