Manifestement, le marché s'était attendu à de meilleurs premiers résultats annuels de la part du nouveau groupe fusionné Greenyard Foods. Ils portent sur la période du 1eravril 2015 au 31mars 2016. Depuis la fusion de l'ancienne Greenyard Foods avec Univeg Group et Peatinvest le 19janvier 2015, les activités sont subdivisées en trois segments: Fresh (Univeg; acteur d'envergure mondiale dans les fruits et légumes frais), Prepared (division Surgelés Pinguïn et division Conserves Noliko) et Other (Peatinvest; compte parmi les cinq plus grands producteurs européens de terreau). Sur une base comparable, le chiffre d'affaires (CA) a reculé de 1,1%, à 3,97milliards EUR. Au premier semes...

Manifestement, le marché s'était attendu à de meilleurs premiers résultats annuels de la part du nouveau groupe fusionné Greenyard Foods. Ils portent sur la période du 1eravril 2015 au 31mars 2016. Depuis la fusion de l'ancienne Greenyard Foods avec Univeg Group et Peatinvest le 19janvier 2015, les activités sont subdivisées en trois segments: Fresh (Univeg; acteur d'envergure mondiale dans les fruits et légumes frais), Prepared (division Surgelés Pinguïn et division Conserves Noliko) et Other (Peatinvest; compte parmi les cinq plus grands producteurs européens de terreau). Sur une base comparable, le chiffre d'affaires (CA) a reculé de 1,1%, à 3,97milliards EUR. Au premier semestre, il avait encore progressé de 1,5%, à 1,98milliard EUR. Une bonne performance compte tenu de la perte d'un client allemand important dans le segment Fresh depuis le 1ermars 2015 (CA de 300millions EUR) et de la pression sur les prix dans le segment Prepared causée par le maintien de l'interdiction d'exporter des fruits et légumes en Russie. Le segment Fresh a vu son CA baisser de 1,9%, à 3,25milliards EUR. Ce recul a été en partie compensé par une croissance de 11% dans les marchés clés du groupe, le Royaume-Uni, la France et les États-Unis. Le redressement des cash-flows opérationnels récurrents (REBITDA) au deuxième semestre (+9%, à 24,6millions EUR), après une chute de 7,4% à 40,8millions EUR au premier semestre, est encourageant. Sur une base annuelle, la baisse du REBITDA à 75,4millions EUR se limite à 0,5%, et la marge de REBITDA est restée stable à 2,3%. Dans le segment Prepared, les ventes ont gagné 1,7% à 646,1millions EUR, dont 1% d'effet de change positif; au premier semestre, il avait augmenté de 0,8%, à 300millions EUR. Le REBITDA a progressé de 9% au deuxième semestre (24,1millions EUR), ce qui a réduit la forte baisse enregistrée au premier semestre (-27,4%) à 13,9% sur une base annuelle: de 59,9millions EUR à 51,6millions EUR. La marge de REBITDA a reculé de 9,4% à 8%. Sans les 8millions EUR de charges supplémentaires liées à des problèmes opérationnels temporaires, le REBITDA serait même resté stable. La plus petite division Other s'est à nouveau distinguée avec une hausse du chiffre d'affaires de 9,2% à 72,4millions EUR (1,8% du total du groupe), une augmentation du REBITDA de 9,2% à 9,2millions EUR et une marge de REBIT stable de 12,8%. Au niveau du groupe, le REBITDA a reculé de 5,5% à 136,2millions EUR et la marge de REBITDA de 2,9% à 2,8%. Le bénéfice net a bondi de 57% à 17millions EUR ou 0,38EUR par action, alors que la position nette d'endettement a reculé de 9,1% à 382,9millions EUR, soit 2,8fois l'EBITDA (2,9fois l'an dernier) grâce à une baisse du fonds de roulement de 68,3millions EUR. Les synergies que doivent produire la fusion, mais aussi l'acquisition de Lutèce, un producteur de champignons en conserves, au début de cette année, progressent conformément au calendrier établi. Greenyard Foods a surpris en proposant un dividende brut de 0,2EUR par action, pour un rendement brut de 1,5%. ConclusionNous sommes pour notre part satisfaits du premier rapport annuel du groupe fusionné Greenyard Foods. Le lancement d'une nouvelle politique de dividende inspire confiance, et nous misons sur une amélioration progressive de la croissance et de la rentabilité durant les semestres à venir. Nous confirmons dès lors le conseil positif. Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1B