Après un excellent premier semestre, le transformateur de fruits, de légumes et de préparations prêtes à la consommation a publié des chiffres en léger recul pour le 2e semestre (clos au 31 mars). Le chiffre d'affaires (CA) du groupe s'élevait à 337,8 millions EUR (+3,1%), pour s'établir à 635,4 millions EUR en glissement annuel (+2%). Le CA de la division Surgelés (Pinguïn) a gagné 1,1%, à 414,1 millions EUR, grâce à un meilleur deuxième semestre (+3,6%). La division Conserves Noliko a enregistré une belle hausse des ventes, de 3,7% à 221,2 millions EUR. L'évolution du cash-flow opérationnel récurrent (REBITDA) est en revanche moins positive. L'excellent 1er semestre - REBITDA: +62,4%, ...

Après un excellent premier semestre, le transformateur de fruits, de légumes et de préparations prêtes à la consommation a publié des chiffres en léger recul pour le 2e semestre (clos au 31 mars). Le chiffre d'affaires (CA) du groupe s'élevait à 337,8 millions EUR (+3,1%), pour s'établir à 635,4 millions EUR en glissement annuel (+2%). Le CA de la division Surgelés (Pinguïn) a gagné 1,1%, à 414,1 millions EUR, grâce à un meilleur deuxième semestre (+3,6%). La division Conserves Noliko a enregistré une belle hausse des ventes, de 3,7% à 221,2 millions EUR. L'évolution du cash-flow opérationnel récurrent (REBITDA) est en revanche moins positive. L'excellent 1er semestre - REBITDA: +62,4%, à 39 millions EUR - n'a pas pu être réitéré au cours des 6 mois suivants, marqués par une baisse du REBITDA de 3,9 millions EUR (-14,1%) à 23,5 millions EUR et une contraction de la marge rebitda de 8,4 (6% pour Pinguïn et 13,1% pour Noliko) à 7% (4,3% et 12,5%). Le REBITDA affiche cependant une belle progression sur base annuelle : +21,6%, à 62,6 millions EUR, la marge de REBITDA rebondissant de 8,3% (6,4% et 11,9%) à 9,8% (8,1% et 13,1%). Le bénéfice net s'établit à 10,8 millions EUR ou 0,64 EUR par action, contre une perte nette récurrente de 3,5 millions EUR en 2013/2014. L'endettement du groupe s'est alourdi de 14,4 millions EUR à 257 millions EUR (ou 236 millions EUR net). Entretemps, les plans de fusion de Greenyard Foods, Univeg Group et Peatinvest ont été finalisés. La Commission européenne a donné son feu vert et le projet de fusion sera soumis à l'approbation d'une assemblée générale extraordinaire le 19 juin. Entreprise non cotée en Bourse, Univeg est un acteur d'envergure mondiale dans les fruits et légumes frais, avec un CA de 3,26 milliards EUR et un REBITDA de 78 millions EUR en 2014, alors que Peatinvest appartient au top 5 européen dans la production de terres de rempotage avec un CA de 65 millions EUR et un REBITDA de 9 millions EUR l'an dernier. Hein Deprez, l'actionnaire de contrôle de trois entreprises, détient 46,1% des actions de Greenyard Foods, 52,1% d'Univeg et 95% de Peatinvest. L'exercice des warrants existants par la Gimv entraînera une première augmentation de capital de 25,6 millions EUR (2,5 millions d'actions nouvelles, qui porteront le nombre total d'actions à 18,9 millions). L'apport d'Univeg et Peatinvest s'effectuera par l'émission de 25,5 millions d'actions nouvelles, le nombre total d'actions atteignant ainsi 44,4 millions. Les actionnaires existants auront droit à 42,5% du groupe issu de la fusion, contre respectivement 49,6% et 7,9% pour les actionnaires d'Univeg et de Peatinvest. Le groupe fusionné aurait réalisé un CA de 3,9 milliards EUR en 2014, avec un REBITDA d'environ 150 millions EUR (42% via Greenyard, 52% via Univeg et 6% via Peatinvest), soit une marge de REBITDA de 3,8%. Le différentiel de rentabilité entre Greenyard Foods (9,8%) et Univeg (2,4%) a donc - heureusement - été pris en compte. Autre point délicat : les nombreuses dettes d'Univeg, qui viendront gonfler l'endettement du groupe post-fusion à environ 617 millions EUR (347 millions EUR provenant d'Univeg), pour un montant net de 475 millions EUR. ConclusionLa CEO Marleen Vaesen aura pour défi de relever la rentabilité du groupe nouvellement fusionné. Après la forte hausse de Greenyard Foods, nous estimons que l'acompte pris par le marché est excessif. D'où l'abaissement de notre note.Conseil: vendreRisque: moyenRating: 3B