A l'occasion de la publication des chiffres semestriels le 20 novembre (période du 01/04 au 30/09 inclus), nous avons braqué à nouveau nos projecteurs sur cette valeur, qui suit une tendance baissière depuis l'interdiction russe des importations de légumes occidentaux. Nous pensons que l'impact de cet événement sur les chiffres sera limité. Depuis la vente lucrative, l'an dernier, de la division Pommes de terre à McCain Foods, l'activité s'articule autour de la transformation et la commercialisation de légumes, de fruits et de préparations prêtes à l'emploi en emballage surgelé (division Pinguïn), et de conserves (division Noliko). Pinguin est le numéro deux en Europe, derrière Ardo, le nouveau groupe né de la fu...

A l'occasion de la publication des chiffres semestriels le 20 novembre (période du 01/04 au 30/09 inclus), nous avons braqué à nouveau nos projecteurs sur cette valeur, qui suit une tendance baissière depuis l'interdiction russe des importations de légumes occidentaux. Nous pensons que l'impact de cet événement sur les chiffres sera limité. Depuis la vente lucrative, l'an dernier, de la division Pommes de terre à McCain Foods, l'activité s'articule autour de la transformation et la commercialisation de légumes, de fruits et de préparations prêtes à l'emploi en emballage surgelé (division Pinguïn), et de conserves (division Noliko). Pinguin est le numéro deux en Europe, derrière Ardo, le nouveau groupe né de la fusion des sociétés flamandes Ardo et Dujardin Foods. Noliko est numéro cinq en Europe. Sous l'impulsion de la PDG Marleen Vaesen, Greenyard Foods se concentre sur la croissance interne et sur une meilleure intégration de précédentes acquisitions. La société a défini quatre priorités. Le thème central est la recherche d'une croissance rentable en misant sur les besoins du consommateur moderne : plus de différentiation, des produits sains, de la qualité, des solutions rapides et simples. Le défi majeur consiste à traduire la plus grande conscience du public par rapport à l'importance d'une alimentation saine en une augmentation de la consommation. Une deuxième priorité du groupe est de se distinguer en tant que producteur à faibles coûts. Pour favoriser le processus, dix usines de production de précédentes acquisitions ont été achetées (dernière acquisition en juillet au Royaume-Uni, investissement total de quelque 120 millions EUR). Ce qui procure davantage de flexibilité à l'entreprise pour la mise en place de projets d'amélioration. L'allègement de la charge locative annuelle de 10 millions EUR soutient également la réalisation de la troisième priorité : l'amélioration du cash-flow libre (REBITDA libre). Une structure de groupe simplifiée et la réduction des importants besoins en fonds de roulement, spécificité du secteur, figurent très haut sur son agenda. Enfin, le groupe investit dans l'amélioration de l'efficacité de son organisation. A l'exercice 2013-2014, Pinguin a réalisé un chiffre d'affaires (CA) de 409,8 millions EUR (65,8% du CA du groupe), ce qui représente une hausse de 0,5% par rapport au précédent. Le cash-flow opérationnel récurrent (REBITDA) s'est accru de 22,5%, à 26,1 millions EUR, ce qui a hissé la marge de REBITDA de 5,2% à 6,4%. Le bénéfice opérationnel récurrent (REBIT) a progressé de 20,5%, à 11,7 millions EUR. Ces chiffres sont encourageants ! La division Conserves, Noliko, a réalisé à l'exercice dernier une hausse de son CA de 4,4%, à 213,3 millions EUR. Son REBITDA a atteint 25,3 millions EUR (+13,7%), ou une marge de REBITDA de 11,9%, contre 10,9% l'an dernier. Le REBIT a progressé de 8,8%, à 13,9 millions EUR. Au niveau du groupe, le CA annuel s'est hissé de 1,8% (hors effets de change +3,1%), à 623,1 millions EUR, tandis que la marge de REBITDA est passée de 7,1 à 8,3%. La structure de financement, réaménagée, a permis une baisse des charges financières de 2,7 millions EUR (sous-jacent : -4,8 millions EUR), à 16,7 millions EUR. Des impôts plus élevés ont engendré un résultat net négatif à hauteur de 3,5 millions EUR, soit -0,18 EUR par action.ConclusionNous attendons avec impatience les résultats semestriels de Greenyard Foods. Nous pensons que ceux-ci confirmeront l'amélioration de la rentabilité du groupe grâce à la mise en place de ses priorités stratégiques.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B