Depuis la division d'action d'il y a environ six mois, deux variantes de l'action de l'entreprise Internet Google sont actuellement cotées sur le Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques. Les nouvelles actions de classe C sans droit de vote sont cotées sous le ticker GOOG. Les anciennes actions de classe A, assorties d'un droit de vote, le sont sous le ticker GOOGL. Ces dernières s'échangent actuellement moyennant une prime d'environ 12 USD, soit un peu plus de 2%, par rapport aux actions GOOG. La division n'a pas empêché Google de perdre 13% de sa valeur à l'approche de la publication des résultats trimestriels. L'action s'échange aujourd'hui environ 15% sous le sommet du début de cette année, so...

Depuis la division d'action d'il y a environ six mois, deux variantes de l'action de l'entreprise Internet Google sont actuellement cotées sur le Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques. Les nouvelles actions de classe C sans droit de vote sont cotées sous le ticker GOOG. Les anciennes actions de classe A, assorties d'un droit de vote, le sont sous le ticker GOOGL. Ces dernières s'échangent actuellement moyennant une prime d'environ 12 USD, soit un peu plus de 2%, par rapport aux actions GOOG. La division n'a pas empêché Google de perdre 13% de sa valeur à l'approche de la publication des résultats trimestriels. L'action s'échange aujourd'hui environ 15% sous le sommet du début de cette année, soit une performance inférieure à celle du Nasdaq. Google détient à peu près la moitié du marché mondial de la publicité en ligne. Ses concurrents sont notamment Microsoft, Yahoo, Amazon et Facebook. La baisse des tarifs pèse sur la rentabilité du groupe, même si elle est provisoirement compensée par l'augmentation du nombre de publicités. Les parts de marché sont âprement disputées, et Google cherche constamment à diversifier ses activités. Ainsi, le groupe a encore présenté trois nouveaux smartphones de la ligne Nexus au début du mois. Rares sont cependant les nouvelles activités qui affichent la rentabilité des activités en ligne. Au 3e trimestre, Google est resté légèrement en deçà des attentes. Le bénéfice net a baissé d'un peu plus de 5% sur base annuelle, à 2,81 milliards USD ou 4,09 USD par action. Ce recul est en partie imputable à la vente de la filiale Motorola Mobility au groupe chinois Lenovo, l'opération ayant contraint Google à amortir la valeur du portefeuille de brevets Motorola. Le bénéfice ajusté s'est établi à 6,35 USD par action, légèrement sous les 6,53 USD attendus. Avec 16,52 milliards USD, le chiffre d'affaires (CA) du groupe s'inscrit légèrement en dessous des prévisions moyennes des analystes (16,58 milliards USD). Le CA provenant de sites propres comme Google.com et YouTube a progressé de 20%. La croissance est en revanche nettement moins élevée du côté des sites partenaires, avec 9%. L'évolution des revenus publicitaires est le principal critère d'évaluation des performances de Google. Les paid clicks, soit le nombre de fois où un utilisateur clique sur une publicité et génère ainsi du CA pour Google, ont augmenté de 17% sur base annuelle au 3e trimestre, contre des hausses de 26% et 25% au premier et au deuxième trimestre. Dans ce domaine aussi, les sites propres (+24%) ont fait nettement mieux que les sites partenaires (+2%). Outre le ralentissement de la croissance, le montant perçu par clic a baissé de 2%. En cause : la part plus élevée des publicités mobiles. Celles-ci voient leur part de marché progresser constamment, mais débouchent moins souvent sur des achats et sont donc moins chères. Les appareils mobiles affichent un "ratio de conversion" inférieur de 32% à celui des ordinateurs de bureau. Google investit lourdement dans la construction de centres de données et le recrutement de personnel supplémentaire. De ce fait, les dépenses d'investissement ont atteint 7,4 milliards USD au cours des neuf premiers mois de l'année, en hausse de 45% par rapport à l'an dernier.ConclusionGoogle investit lourdement et cela pèse sur la rentabilité. L'entreprise Internet n'a cependant pas le choix, car la concurrence est très intense dans le segment des publicités en ligne. A 6,5 fois le CA attendu et 20 fois les bénéfices attendus, nous trouvons toujours l'action trop chère.Conseil: vendreRisque: élevéRating: 3C