Google, le géant de l'Internet, a fait parler de lui à deux reprises la semaine dernière. Outre les résultats trimestriels, il y a aussi eu l'annonce de la vente de Motorola Mobility, qui n'avait pourtant été achetée qu'il y a deux ans. A l'époque, Google, l'inventeur du système d'exploitation Android pour les smartphones et tablettes, voulait également se lancer dans le segment du hardware. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Motorola n'a jamais retrouvé son statut d'antan et les pertes se sont accumulées. Google a donc décidé de tirer la prise en vendant pour 2,9 milliards USD au groupe chinois Lenovo une entreprise pour laquelle il avait quand même...

Google, le géant de l'Internet, a fait parler de lui à deux reprises la semaine dernière. Outre les résultats trimestriels, il y a aussi eu l'annonce de la vente de Motorola Mobility, qui n'avait pourtant été achetée qu'il y a deux ans. A l'époque, Google, l'inventeur du système d'exploitation Android pour les smartphones et tablettes, voulait également se lancer dans le segment du hardware. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Motorola n'a jamais retrouvé son statut d'antan et les pertes se sont accumulées. Google a donc décidé de tirer la prise en vendant pour 2,9 milliards USD au groupe chinois Lenovo une entreprise pour laquelle il avait quand même déboursé 12,4 milliards USD en 2011. Un faux pas qui coûte cher à première vue. Mais l'aventure Motorola n'a pas que des points négatifs. La vente est en effet favorable pour la position commerciale d'Android. Car Google ne s'était pas rendu populaire en se lançant dans le hardware. Samsung, notamment, y avait réagi en développant un logiciel propre qui s'écartait du standard d'Android. Ce problème de concurrence a désormais disparu. De plus, Google trouve en Lenovo un allié puissant. Le groupe chinois, déjà cinquième producteur de smartphones au monde, est très ambitieux dans le segment inférieur. Et Lenovo a choisi Android, ce qui réduit la dépendance de Google à Samsung. A peu près 80% des smartphones vendus en 2013 sont équipés d'un système d'exploitation Android. Autre élément à prendre en compte : la vente n'inclut pas les brevets technologiques. Le chiffre d'affaires (CA) trimestriel de Google a grossi de 17% à 16,86 milliards USD, alors que le bénéfice net ajusté progressait de 13% à 12,01 USD actions. Et surtout : les revenus publicitaires provenant des sites propres ont augmenté de 22%. Comme Facebook, Google profite de la vive croissance du marché de la publicité mobile. Dans ce modèle d'affaires, deux paramètres sont importants. Le premier est le nombre de paid clicks (clics payés), qui indique la fréquence à laquelle les internautes cliquent sur une publicité de Google. Ils ont augmenté de 31% au 4e trimestre. L'indemnité que reversent les annonceurs à Google, soit le coût par clic, a baissé de 11% sur base annuelle. C'est légèrement supérieur aux attentes. Tant que la baisse des prix est compensée par l'augmentation des volumes, tout va bien. Google procédera également à une division de l'action très attendue en avril. Une nouvelle classe d'actions sera créée : ces actions C ne seront pas assorties d'un droit de vote, mais pourront être utilisées pour financer des acquisitions. Les stock-options attribuées au personnel ne pourront être converties qu'en actions de classe C. Chaque propriétaire d'une action A existante recevra également une action C. Cette structure assez compliquée a été mise en place parce que les fondateurs veulent conserver la majorité des droits de vote. Google a clôturé l'année 2013 avec une position de trésorerie de 58,7 milliards USD, soit environ 175 USD par action.ConclusionGoogle s'échange entre 5 et 6 fois le CA attendu et à 23 fois le bénéfice attendu. Une valorisation élevée, mais nettement moins exorbitante que celle de Facebook, qui se projette de plus en plus comme le principal concurrent de Google. Le temps semble cependant venu de prendre au moins une partie de ses bénéfices.Conseil: réduireRisque: moyenRating: 4C