Lors de l'exercice 2017, l'entreprise canadienne Goldcorp a vu son concurrent Kinross Gold, un fleuron canadien lui aussi, lui ravir le titre de quatrième producteur mondial d'or en raison, principalement, d'une baisse (attendue) de la production chez Goldcorp. Le groupe possède des mines au Canada, au Mexique, en Argentine et en République dominicaine. Au Mexique (Peñasquito), l'entreprise exploite par ailleurs des sites d'extraction d'argent, de cuivre, de plomb et de zinc. Goldcorp a vendu l'an dernier les sites de Los Filos et Camino Rojo, a fermé la mine de Marlin et a dû composer avec une diminution des recettes à Red Lake. Lors du quatrième trimestre, les mines du groupe ont généré une production de 646.000 onces troy d'or: c'est 15% de moins par rapport à un an auparavant. Sur l'ensemble de l'exercice 2017, la production s'est établie à 2,57 millions d'onces troy, contre 2,87 millions d'onces troy en 2...

Lors de l'exercice 2017, l'entreprise canadienne Goldcorp a vu son concurrent Kinross Gold, un fleuron canadien lui aussi, lui ravir le titre de quatrième producteur mondial d'or en raison, principalement, d'une baisse (attendue) de la production chez Goldcorp. Le groupe possède des mines au Canada, au Mexique, en Argentine et en République dominicaine. Au Mexique (Peñasquito), l'entreprise exploite par ailleurs des sites d'extraction d'argent, de cuivre, de plomb et de zinc. Goldcorp a vendu l'an dernier les sites de Los Filos et Camino Rojo, a fermé la mine de Marlin et a dû composer avec une diminution des recettes à Red Lake. Lors du quatrième trimestre, les mines du groupe ont généré une production de 646.000 onces troy d'or: c'est 15% de moins par rapport à un an auparavant. Sur l'ensemble de l'exercice 2017, la production s'est établie à 2,57 millions d'onces troy, contre 2,87 millions d'onces troy en 2016. Le bénéfice net a néanmoins bondi l'an dernier à 658 millions de dollars, un résultat nettement supérieur aux 162 millions enregistrés fin 2016. Cette progression spectaculaire s'explique par une baisse des coûts et par des prix de vente revus à la hausse. Les coûts de production totaux se sont élevés l'an dernier à 824 dollars par once troy en moyenne, juste en dessous du consensus à 825 dollars. En 2016, ils s'étaient élevés à 856 dollars. Cette année, Goldcorp verra ce montant se rapprocher encore un peu plus de la barre des 800 dollars. Les investisseurs qui espèrent une croissance de la production resteront par conséquent sur leur faim une année supplémentaire. Ce n'est toutefois pas un scoop et l'entreprise est toujours dans les temps pour réaliser son programme 20/20/20 présenté en 2016: les réserves et la production auront augmenté de 20% à l'horizon 2021 parallèlement à la régression des coûts de production dans les mêmes proportions. Au terme de l'exercice 2017, les réserves du groupe s'élevaient à 53,5 millions d'onces troy. Lors du présent exercice, la production restera à un niveau quasi stable ou diminuera légèrement. Goldcorp espère produire déjà 2,7 millions d'onces en 2019 et compte bien franchir la barre des trois millions à partir de 2020. D'ici là, les coûts de production devront avoir diminué à 700 dollars. L'entreprise respecte actuellement la feuille de route des projets sous-tendant ces objectifs et l'enveloppe budgétaire allouée à ces projets. A Cochenour et Porcupine, la production commencera en 2019. Après les rachats de Cerro Negro et d'Eléonore, l'entreprise n'a plus planifié de grande dépense de capital. Ce sont précisément ces projets de croissance organique qui confèrent à Goldcorp une place unique au sein du groupe des grandes entreprises d'extraction d'or. Après des débuts difficiles, le site de Cerro Negro (Argentine) a vu sa production doubler lors du quatrième trimestre. Parmi les nouveaux projets du groupe, on peut citer l'extension des sites de Red Lake et de Peñasquito. Outre les projets d'extension actuels, le suivi est assuré avec des actifs tels que Coffee, NuevaUnion, Caspiche et Century. Ces projets en sont encore au stade de l'étude de faisabilité et la mise en production n'est prévue qu'à partir de 2021. A l'issue de l'exercice 2017, Goldcorp a pu réduire de 5% son endettement net, à 2,1 milliards de dollars, soit 1,2 fois le cash-flow d'exploitation (Ebitda) du groupe. L'exercice 2018 devrait en principe s'achever sur un ratio endettement (très faible)/Ebitda inférieur à 1. A 1,2 milliard de dollars, l'Ebitda était, fin 2017, 50% plus élevé qu'un an plus tôt. Le groupe mise sur un Ebitda atteignant 2,5 milliards de dollars à l'horizon 2021, ce qui souligne sa volonté d'entamer la prochaine décennie avec un niveau d'endettement presque nul. Sur le plan opérationnel, le groupe est dans les temps pour réaliser durant les prochaines années la croissance de production qu'il s'est fixée. S'agissant de son désendettement, nous ne sommes guère inquiets. L'an dernier, l'action Goldcorp a réalisé des performances sensiblement moins bonnes que la moyenne du marché. Depuis le début de cette année, la situation s'est inversée. Cotée à 0,85 fois sa valeur comptable, Goldcorp mérite un avis favorable en raison d'une liste de nouveaux projets bien fournie et de besoins en capital peu élevés. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 13,77 dollarsTicker : GG USCode ISIN : CA3809564097Marché : New York Stock ExchangeCapit. boursière : 11,9 milliards USDC/B 2017 : 45C/B 2018 attendu : 29,5Perf. cours sur 12 mois : -7 %Perf. cours depuis le 01/01 : +8 %Rendement du dividende : 0,6 %