Gold Fields (GFI) est un producteur d'or international qui compte actuellement huit actifs opérationnels répartis entre l'Australie (quatre), le Ghana (deux), le Pérou (un) et l'Afrique du Sud (un). Mais South Deep, la seule mine sud-africaine et ses 40millions d'onces de réserves prennent à leur compte 75% des réserves du groupe. La mine a été achetée fin 2006. Prix d'achat et investissements combinés, GFI y a déjà dépensé 4,2milliards USD. En raison de ses multiples problèmes opérationnels, la mine est un peu l'enfant à problèmes du groupe. Le développement affiche déjà trois ans de retard par rapport au calendrier initial, mais on peut espérer une amélioration. Au...

Gold Fields (GFI) est un producteur d'or international qui compte actuellement huit actifs opérationnels répartis entre l'Australie (quatre), le Ghana (deux), le Pérou (un) et l'Afrique du Sud (un). Mais South Deep, la seule mine sud-africaine et ses 40millions d'onces de réserves prennent à leur compte 75% des réserves du groupe. La mine a été achetée fin 2006. Prix d'achat et investissements combinés, GFI y a déjà dépensé 4,2milliards USD. En raison de ses multiples problèmes opérationnels, la mine est un peu l'enfant à problèmes du groupe. Le développement affiche déjà trois ans de retard par rapport au calendrier initial, mais on peut espérer une amélioration. Au 4e trimestre, la production totale du groupe a atteint 566.000onces d'or, en hausse de 1,6% sur une base annuelle. De plus, le coût total de production a baissé de 2%, à 942USD l'once. South Deep a vu sa production augmenter de près de 25%, à 68.000onces. Sur l'ensemble de l'exercice, la production s'est établie à 2,16millions d'onces, en baisse de 1,8% par rapport à 2014. South Deep a produit 198.000onces. La mine est cependant toujours déficitaire. Le coût de production total au niveau du groupe s'est établi à 1026USD en 2015, contre encore 1087USD en 2014. À South Deep, le coût de production moyen est retombé l'an dernier à 1559USD l'once, contre encore 1732USD en 2014. Selon GFI, South Deep devrait atteindre son seuil de rentabilité opérationnelle avant la fin de cet exercice. Hormis South Deep, les coûts de production au 4e trimestre et sur l'ensemble de l'année 2015 se sont établis respectivement à 912 et 944USD. Les concurrents nord-américains font un peu mieux dans ce domaine. GFI a cependant essuyé une perte de 54millions USD au 4e trimestre. Le groupe minier a dû acter une dépréciation de 300millions USD sur des actifs au Ghana et dans les Philippines. Dans ce dernier pays, le projet Far Southeast qui, outre l'or, comprend également des métaux de base, est mis en veilleuse en raison des prix bas. Cela a contraint GFI à enregistrer une dépréciation sur une partie de la valeur de la mine. GFI table pour cette année sur une production comprise entre 2,05 et 2,1millions d'onces. La baisse de la production en Australie, au Pérou et au Ghana sera en partie compensée par l'augmentation de la production à South Deep, qui devrait atteindre 30%, à 257.000onces. Vu les difficultés passées de la mine, ce chiffre a été accueilli avec un certain scepticisme par le marché. GFI a poursuivi sa politique de réduction de l'endettement l'an dernier, grâce à des cash-flows libres positifs. À la fin de l'an dernier, la dette nette se montait encore à 1,38million USD, soit 1,4fois le cash-flow opérationnel (EBITDA). Le premier remboursement n'est prévu qu'en novembre de l'an prochain. GFI dispose encore d'une ligne de crédit non utilisée de 2,5milliards ZAR, soit environ 850millions USD. Une acquisition en Australie est sans doute à prévoir. ConclusionL'action avait doublé de valeur depuis son plancher de novembre grâce au rebond du cours de l'or. Mais les prévisions pour 2016, légèrement en deçà des attentes, ont déçu le marché et GFI a abandonné une partie de ses gains. À 1,2fois la valeur comptable, l'action n'est toujours pas chère, mais nous avons toujours une préférence pour ses concurrentes nord-américaines.Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating : 1C