Gold Fields, ce sont 9 mines opérationnelles: 3 au Ghana, 4 en Australie, 1 au Pérou et 1 en Afrique du Sud (South Deep), son pays d'origine. Or South Deep, dans laquelle le groupe a investi plus de 4 milliards de dollars depuis son acquisition, en 2006, a toujours posé problème. Ses 70 millions d'onces troy d'or de réserves ne peuvent, pour des raisons techniques et géologiques, être extraites de façon rentable. Elle a par ailleurs été de nombreuses fois le théâtre de tensions sociales, et affectée par des problèmes d'approvisionnement en électricité. L'objectif de production initial (800.000 onces par an) n'a jamais été atteint, tant s'en faut.
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Gold Fields, ce sont 9 mines opérationnelles: 3 au Ghana, 4 en Australie, 1 au Pérou et 1 en Afrique du Sud (South Deep), son pays d'origine. Or South Deep, dans laquelle le groupe a investi plus de 4 milliards de dollars depuis son acquisition, en 2006, a toujours posé problème. Ses 70 millions d'onces troy d'or de réserves ne peuvent, pour des raisons techniques et géologiques, être extraites de façon rentable. Elle a par ailleurs été de nombreuses fois le théâtre de tensions sociales, et affectée par des problèmes d'approvisionnement en électricité. L'objectif de production initial (800.000 onces par an) n'a jamais été atteint, tant s'en faut.South Deep, qui en est dans l'intervalle à sa cinquième restructuration, vient ceci dit pour la première fois de relever de 5 à 10% sa production prévisionnelle, initialement arrêtée à 193.000 onces. Elle a produit au 3e trimestre 61.000 onces, en hausse de près de 25% en un an. A 1.258 dollars, le coût de production lui permet d'acter un cash-flow positif pour le deuxième trimestre consécutif. Il n'est pas exclu que la direction prépare le site à une vente ou une scission - la décision devrait tomber en février 2021. Le groupe achève le trimestre sur une baisse de 2%, à 523.000 onces, de sa production, les couches de minerai actuellement exploitées à Damang (Ghana) et Cerro Corona (Pérou) présentant une plus faible teneur en or. Le coût de production total a reculé de 5%, à 1.084 dollars, en glissement annuel. Le prix de vente moyen de l'or s'est envolé (1.469 dollars, contre 1.184 un an plus tôt), et la rentabilité a suivi. Gold Fields ne publie, dans ses rapports trimestriels, que ses coûts et ses chiffres de production, pas ses bénéfices. L'on sait néanmoins qu'il a achevé le 1er semestre sur un bénéfice de 70,5 millions de dollars et que la production annuelle devrait se situer entre 2,13 et 2,19 millions d'onces. Désormais opérationnelle, la mine australienne de Gruyère devrait produire entre 75.000 et 100.000 onces troy d'or cette année; lorsqu'elle aura atteint sa vitesse de croisière, elle affichera une production de 300.000 onces par an en moyenne pendant ses 12 ans de vie, pour un coût moyen de 700 dollars. Salares Norte (Chili) attend toujours une autorisation environnementale. Le groupe pourrait se mettre en quête, pour ce projet, d'un partenaire qui l'aiderait à supporter l'investissement de 800 millions de dollars que devrait en coûter le développement. Gold Fields a conclu, pour refinancer ses dettes, plusieurs contrats de couverture - vendre une partie de la production de 2020 à un prix préétabli lui permet d'avoir une vue plus claire sur ses cash-flows. Ces transactions sont malheureusement antérieures à l'envolée du cours de l'or. Au Ghana, elles portent sur 275.000 onces, en Australie, sur 480.000 onces, et à South Deep, sur la quasi-intégralité des 200.000 onces qui seront produites l'an prochain. La direction n'a pas l'intention de poursuivre cette stratégie au-delà de 2020. La vente de plusieurs participations ces derniers trimestres a fait tomber l'endettement net à 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,6 fois le bénéfice opérationnel escompté.Les améliorations de nature opérationnelle ont gommé une grande partie de la très nette décote en 2019. Mais à 1,6 fois la valeur comptable, Gold Fields n'est toujours pas cher. Sa stratégie de couverture l'empêche de profiter de la hausse du cours de l'or. La marge de progression à South Deep, la contribution de Gruyère et le potentiel d'expansion en Amérique du Sud justifient toutefois un conseil d'achat. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 5,28 dollarsTicker: GFI USMarché: NYSECode ISIN: US38059T1060Capit. boursière: 4,4 milliards USDC/B 2018: 132C/B attendu 2019: 52Perf. cours sur 12 mois: +79%Perf. cours depuis le 01/01: +49%Rendement du dividende: 1,5%