39,50 EUR - 3B
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39,50 EUR - 3B La situation est difficile, comme en témoigne GIMV au terme de l'exercice (clos fin mars) 2012-2013. La société d'investissement a enregistré au 1er semestre une perte de 8 millions EUR mais grâce à un bénéfice de 40 millions EUR en deuxième partie d'année, le groupe est parvenu à terminer l'année en beauté, grâce à des ventes réussies, qui ont fourni une plus-value réalisée de 65 millions EUR. Or la vente de participations en empochant une plus-value est précisément l'objectif de GIMV, et c'est aussi la raison pour laquelle nous avons l'action en portefeuille. Et l'an dernier, donc, cet objectif a été atteint. Les participations vendues l'ont été à 1,3 fois leur valeur d'achat (ou 59% de plus que la valeur inscrite dans les livres), ce qui est franchement honorable, vu les circonstances économiques difficiles. Historiquement, GIMV vend à un prix qui est de moitié supérieur, environ, à la valeur comptable. Le climat financier et économique difficile a affecté cette fois encore les résultats de GIMV, parce que les participations sont enregistrées à la valeur de marché. Les participations cotées, évidemment, sont enregistrées au cours de Bourse, mais pour les participations privées (qui représentent l'essentiel du portefeuille), GIMV utilise des règles de valorisation internationales. L'application de ces règles a donné lieu l'an dernier à des moins-values non-réalisées de 35 millions EUR, ce qui est essentiellement imputable aux moins bons résultats de plusieurs participations. Elément important pour l'actionnaire : GIMV valorise son portefeuille de manière très conservative. La valeur d'entreprise des lignes en portefeuille s'élève en moyenne à 5,3 fois le cash-flow opérationnel, après une décote de 24%. En Bourse, une majorité des entreprises présente des valorisations plus élevées. Le portefeuille, qui est comptabilisé à 814 millions EUR, laisse donc une marge pour les plus-values, qui permettra d'accroître le bénéfice ces prochaines années. C'est d'ailleurs nécessaire si GIMV veut maintenir, à terme, le dividende de 2,45 EUR par action, car les bénéfices actuels (cette année 1,37 EUR par action) ne suffisent pas. Le financement du dividende n'est cependant pas menacé, également parce que GIMV laisse aussi le choix aux actionnaires de percevoir le dividende en cash ou en actions.Il y a du pain sur la planche pour la direction, donc, qui a déjà indiqué que le nombre de transactions augmente et que la qualité des transactions s'améliore. Parallèlement, GIMV réduit le nombre de lignes en portefeuille (déjà de 85 à 75), afin de pouvoir accorder plus d'attention aux entreprises restantes. GIMV souhaite également rester "à bord" de ses participations plus longtemps, comme l'annonce d'ailleurs son nouveau slogan "Building leading companies". GIMV entend surtout mettre en application cette stratégie affinée autour des thèmes prometteurs de la mondialisation, de la numérisation, des évolutions démographiques et des changements de consommation. Dans ce cadre, GIMV a déjà investi cette année 50 millions EUR dans un nouveau fonds misant sur le secteur en croissance des soins de santé. La semaine dernière, GIMV a annoncé qu'elle investirait, avec la société d'investissement wallonne SRIW, 40 millions dans Lampiris, un jeune fournisseur d'énergie verte en plein essor. GIMV dispose encore d'une trésorerie nette de plus de 160 millions EUR et cet argent ne lui rapporte rien actuellement. Ce qui ne signifie pas qu'il sera dépensé à tort et à travers bien sûr. Mais l'équipe expérimentée de GIMV ne risque pas de commettre cette erreur.Grâce à la valorisation conservative, le portefeuille de GIMV recèle une valeur cachée, mais il est préférable d'attendre une embellie économique pour dévoiler cette valeur. Le cours affiche une décote limitée sur la valeur de l'actif net de 42 EUR (au 31 mars), mais son rendement de dividende intéressant de plus de 6% est un argument plus que convaincant pour faire patienter les actionnaires... Nous conserverions le titre (rating 3B). A CONSERVER