Gimv profite largement de la conjoncture financière favorable. Pour l'exercice 2017-2018 clos le 3 mars, la société d'investissement peut se targuer d'un rendement sur portefeuille de 15,6%, légèrement supérieur à l'objectif à long terme de 15% et correspondant aux coûts de son capital. Net, il reste un bénéfice de 107,1 millions d'euros, soit 4,21 euros par action, qui suffit amplement pour financer le dividende de 2,5 euros par action.
...

Gimv profite largement de la conjoncture financière favorable. Pour l'exercice 2017-2018 clos le 3 mars, la société d'investissement peut se targuer d'un rendement sur portefeuille de 15,6%, légèrement supérieur à l'objectif à long terme de 15% et correspondant aux coûts de son capital. Net, il reste un bénéfice de 107,1 millions d'euros, soit 4,21 euros par action, qui suffit amplement pour financer le dividende de 2,5 euros par action. Son principal défi consiste à trouver de nouvelles participations prometteuses à des prix acceptables. Les investissements actuels sont les plus-values et les dividendes que Gimv récoltera dans cinq ans. Plusieurs années de politique monétaire souple ont cependant accru les valorisations et incité les investisseurs à opter davantage pour un financement par la dette afin d'obtenir les rendements visés. Ainsi, la moitié des transactions réalisées sur le marché du capital-risque reposent sur des dettes qui représentent au moins cinq fois les cash-flows opérationnels. Dans ces conditions, toute inflexion de la conjoncture comporte de gros dangers. Gimv tente d'échapper à cette périlleuse surenchère en recherchant elle-même de nouvelles transactions. Lesquelles s'effectuent souvent à des valorisations plus basses que celles qui ont cours sur le marché. Gimv a réalisé 12 nouveaux investissements au cours de l'exercice annuel écoulé, pour un montant total de 246,2 millions d'euros - la valeur de son portefeuille d'investissement atteignait 960 millions d'euros et sa position de trésorerie, la coquette somme de 380 millions. Aujourd'hui, il est plus aisé de vendre que d'acheter des participations. Durant l'exercice écoulé, Gimv en a cédé pour 371 millions d'euros, à des prix intéressants: 2,3fois la valeur d'acquisition en moyenne. Ce sont d'ailleurs les plus-values réalisées sur les ventes qui ont apporté l'essentiel du bénéfice de l'exercice passé, outre les entrées de dividendes et une légère revalorisation du portefeuille. Cette revalorisation est du reste surtout imputable à l'amélioration des résultats, et non à une modification des méthodes de calcul. Après la correction boursière du premier trimestre, Gimv a même appliqué des multiples un peu plus réduits. Son portefeuille est évalué en moyenne à 7,1 fois les cash-flows opérationnels, ce qui peut être considéré comme très convenable en cette époque de taux bas. Il s'agit qui plus est d'un portefeuille relativement jeune, qui présente un potentiel de croissance significatif. En marge de la présentation des résultats annuels, la direction de Gimv a fait savoir que les entreprises en portefeuille sortaient d'un bon premier trimestre et que rien encore n'annonçait un ralentissement de la conjoncture. Pour les investisseurs, Gimv reste une manière intéressante d'investir dans le capital-risque. La société d'investissement enregistre des plus-values et met une partie des liquidités disponibles au travail sans prendre de risques inconsidérés. Le rendement moyen de 9% dont l'actionnaire a bénéficié ces cinq dernières années devrait pouvoir être reproduit par-delà les cycles conjoncturels et offre une rémunération suffisante des risques. La recommandation demeure "conserver". Conseil : conserverRisque : moyenRating : 2BCours : 51,6 eurosTicker : GIMB BBCode ISIN : BE0003699130Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,3 milliard EURC/B 2017-2018 : 12 C/B attendu 2018-2019 : 12 Perf. cours sur 12 mois : -7 %Perf. cours depuis le 01/01 : +2 %Rendement du dividende : 4,9 %