Le conglomérat industriel américain General Electric (GE), qui fête cette année ses 122 ans d'existence, était devenu de plus en plus dépendant de sa division financière au fil de la décennie écoulée. En 2008, GE Capital prenait encore à son compte plus de 40% du chiffre d'affaires (CA) du groupe, et apportait une part significative des bénéfices. Lorsque la crise bancaire a éclaté, il s'est avéré que ce n'était pas là la meilleure stratégie. La dépendance à la branche financière a coûté cher à GE. Le groupe a réduit son dividende, a été contraint de procéder à une nouvelle émission d'actions et a perdu sa note de crédit maximale. GE a donc décidé de revenir à ses racines industrielle...