Galapagos (GLPG) a présenté un update plutôt décevant de son pipeline. Tout d'abord, GLPG a annoncé que son étude en phase IIa avec GLPG0974 pour colitus ulcerosa - une inflammation chronique des intestins - n'avait aucun effet clinique probant. Le nouveau mécanisme de fonctionnement (frein à la protéine FFA2) semble cependant efficace et les résultats devront donc être étudiés en détails. Plus tôt cette année, le marché avait déjà été déçu d'apprendre que le partenaire GlaxoSmithKline (GSK) avait interrompu l'étude de phase II avec GSK2586184 sur les patients affectés par le lupus, une maladie auto-immune, pour manque d'efficacité. Dans une autre étude avec GSK2586184, pour le traitement de l'inflammation chronique des intestins...

Galapagos (GLPG) a présenté un update plutôt décevant de son pipeline. Tout d'abord, GLPG a annoncé que son étude en phase IIa avec GLPG0974 pour colitus ulcerosa - une inflammation chronique des intestins - n'avait aucun effet clinique probant. Le nouveau mécanisme de fonctionnement (frein à la protéine FFA2) semble cependant efficace et les résultats devront donc être étudiés en détails. Plus tôt cette année, le marché avait déjà été déçu d'apprendre que le partenaire GlaxoSmithKline (GSK) avait interrompu l'étude de phase II avec GSK2586184 sur les patients affectés par le lupus, une maladie auto-immune, pour manque d'efficacité. Dans une autre étude avec GSK2586184, pour le traitement de l'inflammation chronique des intestins, le recrutement de patients a été en conséquence arrêté. Heureusement, les premiers résultats de l'étude de phase IIa avec GSK2586184 chez les patients souffrant de psoriasis sont bel et bien positifs lors de l'administration de la dose la plus élevée de l'inhibiteur JAK1. Les Janus kinase (JAK) sont des enzymes qui jouent un rôle important dans les maladies inflammatoires. Reste à savoir quelles étapes GSK devra encore entreprendre dans ces études. Une deuxième déception de l'update était l'annonce d'un retard dans les résultats des études de phase II en cours avec GLPG0634 (également un inhibiteur JAK1). Pour cette molécule, GLPG a conclu en 2012 une transaction lucrative avec AbbVie et renforcé les liens de collaboration en 2013 en élargissant l'étude de phase IIb sur les rhumatismes et en entamant une nouvelle étude de phase II pour la maladie de Crohn. Les premiers résultats - sur base d'observations pendant 12 semaines après le début du traitement - de l'étude sur les rhumatismes DARWIN 1 (595 patients, traitement avec GLPG0634 et méthotrexate) suivront au 1er trimestre 2015, au lieu du dernier trimestre de cette année. Les résultats pendant les 12 semaines de DARWIN 2 (280 patients, uniquement traités avec GLPG0634) sont reportés au 2etrimestre et les résultats cruciaux sur 24 semaines des deux études, au 3etrimestre 2015. Sur base de ces derniers résultats, AbbVie décidera de la mise en licence de GLPG0634, avec le paiement intermédiaire associé de 200 millions USD pour GLPG. Elément décevant : AbbVie a lui-même démarré une étude de phase IIa avec un inhibiteur JAK1 (ABT-494), dont les résultats seront connus à la mi-2015. Cette décision a été prise après la transaction avec GLPG et a surpris les marchés. AbbVie mise donc sur plusieurs chevaux afin de remplacer Humira (rhumatismes) en 2017, quand son brevet viendra à échéance. Il est cependant évident que GLPG0634 devra faire mieux qu'ABT-494. L'étude sur la maladie de Crohn évolue comme prévu : les résultats seront connus au 2etrimestre 2015, une décision sur la mise en licence et un paiement intermédiaire associé de 50 millions USD sont prévus pour le 2e semestre 2015. En 2013, GLPG a entamé une collaboration avec AbbVie pour le développement conjoint d'un médicament contre la mucoviscidose. Vertex a récemment rapporté des résultats de phase III encourageants dans une thérapie de combinaison (potentiateur et correcteur) que vise également GLPG. GLPG1837 été sélectionné comme premier candidat préclinique et une étude de phase I sera démarrée fin 2014. A la fin de cette année, la sélection d'un correcteur préclinique aura également lieu.ConclusionGalapagos dispose d'une trésorerie généreuse (170 millions EUR ou 5,65 EUR par action fin 2014). Les contrecoups cliniques exercent une pression, plus que jamais, sur le succès de GLPG0634. Compte tenu de l'incertitude accrue, nous préférons réduire notre conseil.Conseil: conserverRisque: élevéRating: 2C