La plus grande crainte de son CEO, Onno van de Stolpe, était que Galapagos soit absorbé par un géant de la pharmacie. Si dans l'immédiat, la prime aurait été intéressante pour l'actionnaire, à terme, le potentiel d'appréciation aurait été annihilé. Une telle acquisition survient généralement après l'aboutissement des ultimes études cliniques. Comme 20 ans après sa fondation, Galapagos est sur le point d'obtenir une première approbation commerciale (prévue pour le 2e semestre de 2020) pour le filgotinib, sa molécule contre les rhumatismes, le risque de rachat en 2019-2020 était réel, d'autant que son partenaire Gilead Sciences devait impérativement étoffer son pipeline. Mais au lieu d'une acquisition traditionnelle, Dan O'Day, à la tête de Gilead depuis quelques mois, et Onno van de Stolpe...