A la veille de la publication des résultats de FINCH1 et FINCH3, les actionnaires de l'entreprise biotechnologique belgo-néerlandaise Galapagos étaient tendus. FINCH1 et FINCH3 étaient les deux dernières des trois études de phase III consacrées au traitement de la polyarthrite rhumatoïde avec le filgotinib, produit phare de l'entreprise. Dans chaque étude, une dose de produit différente a été administrée aux patients. Le verdict est tombé: les résultats sont très bons, comme ceux publiés en septembre 2018 sur FINCH2.
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A la veille de la publication des résultats de FINCH1 et FINCH3, les actionnaires de l'entreprise biotechnologique belgo-néerlandaise Galapagos étaient tendus. FINCH1 et FINCH3 étaient les deux dernières des trois études de phase III consacrées au traitement de la polyarthrite rhumatoïde avec le filgotinib, produit phare de l'entreprise. Dans chaque étude, une dose de produit différente a été administrée aux patients. Le verdict est tombé: les résultats sont très bons, comme ceux publiés en septembre 2018 sur FINCH2. FINCH1 comparait l'efficacité du filgotinib avec celle de l'inhibiteur anti-TNF Humira d'AbbVie, le médicament contre le rhumatisme le plus vendu actuellement (chiffre d'affaires (CA) annuel de 20 milliards de dollars). Le filgotinib s'est révélé au moins aussi efficace que l'Humira, et son profil de sécurité est excellent. Le filgotinib est un inhibiteur de JAK1; JAK est l'abréviation de Janus Kinase, une protéine qui joue un rôle dans les maladies auto-immunes. Il en existe trois: les JAK1, 2 et 3. Deux médicaments de cette catégorie sont commercialisés actuellement: le Xeljanz, un inhibiteur de JAK1, 2 et 3, de Pfizer, et l'Olumiant, un inhibiteur de JAK1 et 2, d'Eli Lilly. En principe, l'upadacitinib, un inhibiteur de JAK1, 2 et 3, d'AbbVie sera commercialisé d'ici à la fin de l'année. Le grand avantage des inhibiteurs de JAK est leur confort d'utilisation - une administration orale quotidienne, contre une injection hebdomadaire ou bimensuelle dans le cas des inhibiteurs anti-TNF. Mais les inhibiteurs de JAK ont une faiblesse: leur profil de sécurité. En dépit de ce constat, en Allemagne, par exemple, plus de 50% de nouveaux patients souffrant de rhumatisme prennent aujourd'hui un inhibiteur de JAK. Le fait que le filgotinib de Galapagos agisse exclusivement sur la protéine JAK1 est un tout bon point: son profil de sécurité n'en est que meilleur (moins d'effets secondaires). Gilead, son partenaire dans cette aventure, devrait introduire la demande d'approbation en vue de la commercialisation du produit en Europe, au Japon et sans doute aux Etats-Unis, cette année encore. Le filgotinib a, bien qu'il s'agisse bientôt du quatrième inhibiteur de JAK à être commercialisé sur le marché que domine AbbVie, beaucoup de chances de rencontrer un grand succès. D'autant que la molécule est testée dans une série d'autres indications également. Les résultats de deux autres études de phase III seront dévoilés l'année prochaine; au premier semestre, ceux portant sur la maladie de Crohn et fin 2020, ceux sur les colites ulcéreuses. Ces maladies représentent un marché de 10 milliards de dollars chacune (contre 30 milliards pour la polyarthrite rhumatoïde). Pour ces indications, le filgotinib pourrait être le premier ou le deuxième inhibiteur de JAK à être mis sur le marché en 2021 ou 2022. Pour d'autres maladies, deux études de phase III suivront. Daniel O'Day, le directeur de Gilead, a affirmé que son entreprise mettrait tout en oeuvre pour exploiter au mieux le potentiel commercial du filgotinib. Pour l'heure, les analystes l'estiment à 4 à 6 milliards de dollars, dont 1 à 2 milliards pour la polyarthrite. Par ailleurs, Galapagos accélère le développement d'une franchise fibrose pulmonaire idiopathique, une maladie mortelle. Pour les deux études de phase III en cours avec la molécule GLPG1690, identifiée pour traiter la maladie, le recrutement de patients est plus rapide que prévu. Les résultats intermédiaires seront publiés au deuxième semestre de 2020 et les résultats complets, en 2021. L'étude de phase IIb avec le GLPG1972, candidat médicament contre l'arthrose, se déroule bien. Galapagos développe la molécule avec le laboratoire Servier. Les résultats sont attendus fin 2020, début 2021. Citons encore Toledo, un programme de recherches sur les maladies auto-immunes prometteur dans le cadre duquel deux premières études cliniques ont été réalisées cette année. Une augmentation de capital n'est pas à l'ordre du jour. Il ressort d'un entretien entre Onno Van de Stolpe, le directeur général de Galapagos, et Daniel O'Day (Gilead) que les Américains entendent respecter l'autonomie de Galapagos. Sans hésiter, nous renforçons la position que nous avons constituée début janvier, dans le portefeuille modèle. Nous l'étofferons encore. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 101,5 eurosTicker: GLPG NACode ISIN: BE0003818359Marché: Euronext Amsterdam Capit. boursière: 5,54 milliards EURC/B 2018: -C/B attendu 2019: -PErf. cours sur 12 mois: +25%Perf. cours depuis le 01/01: +26%Rendement du dividende: -