Le 1er avril, Onno van de Stolpe a cédé le poste de CEO de la société malinoise de biotechnologie qu'il occupait depuis 23 ans à Paul Stoffels, avec qui il l'a fondée. Ce dernier peut se prévaloir d'une longue expérience au sein de l'industrie pharmaceutique et de disposer d'un vaste réseau. L'ex-directeur scientifique de l'entreprise américaine Johnson & Johnson va s'employer à inverser la spirale descendante née du refus, à l'été 2020, de l'Agence américaine des médicaments (FDA) d'approuver la commercialisation du filgotinib pour l'indication polyarthrite rhumatoïde.
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Le 1er avril, Onno van de Stolpe a cédé le poste de CEO de la société malinoise de biotechnologie qu'il occupait depuis 23 ans à Paul Stoffels, avec qui il l'a fondée. Ce dernier peut se prévaloir d'une longue expérience au sein de l'industrie pharmaceutique et de disposer d'un vaste réseau. L'ex-directeur scientifique de l'entreprise américaine Johnson & Johnson va s'employer à inverser la spirale descendante née du refus, à l'été 2020, de l'Agence américaine des médicaments (FDA) d'approuver la commercialisation du filgotinib pour l'indication polyarthrite rhumatoïde. Grâce à son partenariat avec l'américain Gilead, Galapagos affichait une trésorerie nette de 4,64 milliards d'euros au 31 mars, soit environ 70,5 euros par action. C'est, en ces temps difficiles pour les entreprises de biotechnologie, une belle somme, qui permettra de renforcer le pipeline clinique. Galapagos dévoilera à l'automne sa mise à jour stratégique. En juin, la biotech belge a surpris le marché en annonçant deux acquisitions: celle de l'entreprise néerlandaise Cellpoint et de l'américaine AboundBio. Toutes deux sont actives dans les thérapies par lymphocytes T (CAR-T). Elles consistent à prélever ces derniers sur les patients pour les modifier génétiquement avant de les leur réinjecter. Leur système immunitaire détecte et détruit alors leurs cellules cancéreuses. Toutefois, la production de ces cellules est pour l'heure extrêmement complexe, coûteuse et longue (modification, contrôle qualité et multiplication des cellules dans des centres spécifiques, puis acheminement de celles-ci vers les hôpitaux), ce qui en limite le potentiel commercial. Cellpoint tente de remédier à ce problème en développant, en partenariat avec Lonza, un modèle de production décentralisée "au lit du patient" qui ne prend que 7 jours, contre 20 à 50 actuellement. Le modèle est testé avec le candidat traitement du cancer du sang CD19 CAR-T dans deux études (phases I/IIa). Les premiers résultats sont attendus au cours du 1er semestre de 2023. AboundBio élabore pour sa part des CAR-T de nouvelle génération et dispose d'une vaste bibliothèque d'anticorps humains. En tirant parti de la plateforme de Cellpoint et de la bibiothèque d'Aboundbio, Galapagos ambitionne de développer trois nouveaux candidats CAR-T au cours des trois prochaines années. L'entreprise a déboursé 125 millions d'euros en espèces pour Cellpoint (en fonction du franchissement de certaines étapes, elle lui versera jusqu'à 100 millions en sus) et 14 millions de dollars pour AboundBio. Ces acquisitions s'inscrivent dans la stratégie de Paul Stoffels, qui consiste à privilégier les molécules en fin de parcours préclinique ou en début de phase clinique, soit celles au stade de développement à partir duquel la plus grande valeur peut être créée. Le Jyseleca (dénomination commerciale du filgotinib) se vend bien. En 2021, ses ventes ont rapporté 25,7 millions d'euros, dont 14,8 millions via Galapagos. Au 1er trimestre de 2022, le médicament a généré un chiffre d'affaires (CA) de 14,4 millions d'euros, montant qui inclut également les premières ventes pour la deuxième indication du filgotinib, la colite ulcéreuse. Pour l'exercice en cours, Galapagos vise un CA compris entre 65 et 75 millions d'euros. Au 1er semestre de 2023 tomberont les résultats de l'étude de phase III consacrée au traitement de la maladie de Crohn avec le filgotinib ainsi que ceux de l'étude de phase IIa avec le GLPG2737 pour la maladie rénale PRAD.Le marché a à peine réagi à l'annonce des deux récentes transactions. Pour regagner sa confiance, Galapagos devra attendre encore. Mais avec Paul Stoffels à la barre et une abondante trésorerie nette, l'entreprise a deux atouts de taille pour mener à bien sa transformation stratégique. Nous attendons avec impatience la mise à jour annoncée pour l'automne. Nous relevons notre conseil, mais il s'agit d'un investissement à long terme. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 52,50 eurosTicker: GLPG ASCode ISIN: BE0003818359Marché: Euronext Amsterdam Capit. boursière: 3,45 milliards EURC/B 2021: -C/B attendu 2022: -Perf. cours sur 12 mois: -12%Perf. cours depuis le 01/01: +11%Rendement du dividende: -