Sur une base pro forma (selon toute vraisemblance combinée), la potasse aurait contribué au cash-flow d'exploitation (Ebitda) conjoint à hauteur de 33% en 2017. Pour 2018, le groupe table sur un volume compris entre 11,8 et 12,4 millions de tonnes et un Ebitda de 1,1 à 1,3 milliard USD. Il est numéro 3 mondial dans les engrais azotés, derrière Yara et CF Industries.
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Sur une base pro forma (selon toute vraisemblance combinée), la potasse aurait contribué au cash-flow d'exploitation (Ebitda) conjoint à hauteur de 33% en 2017. Pour 2018, le groupe table sur un volume compris entre 11,8 et 12,4 millions de tonnes et un Ebitda de 1,1 à 1,3 milliard USD. Il est numéro 3 mondial dans les engrais azotés, derrière Yara et CF Industries.La division engrais azotés aurait assuré, en 2017, 24% de l'Ebitda du groupe. Nutrien prévoit d'achever l'exercice 2018 sur un volume de 10 à 10,4 millions de tonnes et un Ebitda situé entre 0,9 et 1,1 milliard USD. Si Nutrien n'a pas le même poids dans le phosphate, ce n'est pas inéluctable. Les engrais phosphatés auraient fourni quelque 7% de l'Ebitda du groupe en 2017. PotashCorp a enregistré au quatrième trimestre une dépréciation unique de 276 millions et, vu la pression persistante sur les marges, Nutrien ne s'attend pas à le voir contribuer à son Ebitda cette année. L'apport majeur d'Agrium dans la corbeille nuptiale est son intense activité de vente au détail. L'entreprise dispose de 1.500 centres de distribution répartis dans sept pays d'Amérique du Nord et du Sud, de même qu'en Australie. Ces commerces vendent des produits et services pour plus de 40 végétaux et servent 500.000 clients. Ils auraient contribué en 2017 à concurrence de 36% à l'Ebitda du groupe, lequel prévoit pour 2018 un Ebitda compris entre 1,2 et 1,3 milliard USD. La direction attend beaucoup d'eux ces prochaines années. La marge brute sur la vente des produits de marque propre a progressé de 12% en moyenne chaque année entre 2011 et 2016, à 650 millions USD (24% du total de la division Vente au détail). Cette croissance devrait se maintenir pendant plusieurs années. Nutrien entend par ailleurs miser pleinement sur les techniques numériques de pointe, pour améliorer la productivité des récoltes. Le Brésil se mue en un important marché de croissance pour les activités de détail. Le 29 janvier, Nutrien annonçait la reprise d'Agrichem, groupe brésilien spécialisé dans l'alimentation végétale dont le CA annuel s'établit à 55 millions USD. Nutrien annonce pour 2018 un Ebitda consolidé de 3,2 à 3,7 milliards USD et un bénéfice net compris entre 2,1 et 2,6 USD par action. Ces 12 prochains mois, il mettra l'accent d'une part sur la réalisation, d'ici à la fin 2019, des synergies prévues (500 millions USD d'économies en base annuelle, dont 250 millions en 2018) et d'autre part sur la vente - la fusion était soumise à cette condition -, des participations que PotashCorp détient dans dans APC et dans SQM; sa part dans ICL a déjà été cédée. Grâce à ces trois transactions, qui devraient rapporter six milliards USD, Nutrien pourra verser un généreux dividende, entre autres. Après la cession d'ICL, la dette nette avoisine les 8,4 milliards USD, soit un taux d'endettement de 2,3 - 2,6 fois l'Ebitda escompté pour 2018.Nous entamons le suivi de Nutrien sur un conseil d'achat. L'action a cédé du terrain après la première publication des résultats. A 19 fois le bénéfice escompté pour 2018 et 10,7 fois le rapport entre la valeur de l'entreprise (EV) et l'Ebitda escompté pour 2018, sa valorisation est attrayante. Comme prévu, nous avons vendu PotashCorp fin novembre pour des raisons purement fiscales. Nutrien est donc en lice pour une intégration dans le portefeuille. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 45,05 USDTicker : NTR USCode ISIN : CA73755L1076Marché : New YorkCapit. boursière : 28,6 milliards dollarsC/B 2017 : -C/B attendu 2018 : 19Perf. cours sur 12 mois : -Perf. cours depuis le 01/01 : -18 %Rendement du dividende : -