Début octobre, le juge Travis Laster a estimé que le spécialiste allemand des produits et services médicaux avait eu des motifs fondés de renoncer à acquérir Akorn Inc., fabricant américain de produits vendus sans ordonnance. Le tribunal du Delaware a admis que les erreurs "négligeables", comme les qualifiait Akorn, reprochées par Fresenius SE, étaient suffisamment nombreuses pour justifier le retrait de l'offre - d'un montant de 4,75 milliards de dollars, la transaction aurait été la plus coûteuse de l'histoire du groupe allemand. L'action avait alors bondi de 8,5%, mais un avertissement sur bénéfice pour le troisième trimestre et des perspectives peu engageantes pour le quatrième sont venus refroidir l'enthousiasme des investisseurs.
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Début octobre, le juge Travis Laster a estimé que le spécialiste allemand des produits et services médicaux avait eu des motifs fondés de renoncer à acquérir Akorn Inc., fabricant américain de produits vendus sans ordonnance. Le tribunal du Delaware a admis que les erreurs "négligeables", comme les qualifiait Akorn, reprochées par Fresenius SE, étaient suffisamment nombreuses pour justifier le retrait de l'offre - d'un montant de 4,75 milliards de dollars, la transaction aurait été la plus coûteuse de l'histoire du groupe allemand. L'action avait alors bondi de 8,5%, mais un avertissement sur bénéfice pour le troisième trimestre et des perspectives peu engageantes pour le quatrième sont venus refroidir l'enthousiasme des investisseurs. Fresenius SE achève le troisième trimestre sur un chiffre d'affaires de 8,2 milliards d'euros, en hausse de 3% en glissement annuel. Hors fluctuations des cours de change (Fresenius réalise 42% de son chiffre en Amérique du Nord), la progression s'établit à 4%, ce qui correspond au bas de la fourchette de prévisions. Mais c'est plutôt le résultat opérationnel (Ebit), stable à 1,11 milliard d'euros, qui déçoit. Le bénéfice net n'en a pas moins progressé de 8%, à 445 millions d'euros. Les activités de Fresenius SE s'articulent autour de Fresenius Medical Care (ticker: FME), n° 1 planétaire des équipements et centres de dialyse (3.815 dans le monde), à qui, même si ses résultats déçoivent depuis le début de l'année, le groupe doit 49% de son chiffre d'affaires du trimestre. La deuxième filiale a pour nom Fresenius Kabi (20% du chiffre d'affaires consolidé); elle traite et soigne des patients souffrant de maladies chroniques graves à l'aide de médicaments génériques administrés par intraveineuse, de transfusions sanguines et de thérapies par perfusion. Fresenius Kabi fournit également des dispositifs médicaux connexes. Son activité principale, qui, sous l'effet conjugué du vieillissement de la population (occidentale), de l'expiration de nombreux brevets et de la pénétration des marchés asiatiques émergents, enregistre une forte croissance, est considérée comme le joyau du groupe. Fresenius Helios (25% du chiffre d'affaires) est le plus grand exploitant d'hôpitaux privés en Allemagne et en Espagne. Helios Allemagne traite chaque année 5,2 millions de patients et Helios Espagne (Quironsalud), non moins de 11,6 millions. Enfin, l'autrichien Fresenius Vamed (6%) est un prestataire de services de planification, de construction et d'exploitation d'installations hospitalières.Après neuf mois, le chiffre d'affaires consolidé est en hausse de 1%, à 24,7 milliards d'euros (+5% à cours de change constants) et l'Ebit cède 5%, à 3,3 milliards d'euros (-1% à cours de change constants). Le résultat net a progressé de 3%, à 1,37 milliard d'euros (+7%). La direction confirme qu'à cours de change constants, la croissance du résultat net et du chiffre d'affaires pour l'exercice atteindra le bas de la fourchette annoncée (+6 à +9% et +5 à +8% respectivement).L'avertissement sur bénéfice implicite de la mi-octobre, confirmé à la publication des résultats du troisième trimestre, intervient très mal à propos. Nous n'avons en effet pas eu le temps de profiter de la hausse du cours qu'a permise la dissipation des doutes entourant l'acquisition américaine. La détérioration des perspectives de court terme tant pour les Bourses que pour l'entreprise nous incite à alléger, tel qu'annoncé précédemment, notre position. Conseil: conserver/attendreRisque: faibleRating: 2ACours: 53,70 eurosTicker: FRE GRCode ISIN: DE0005785604Marché: FrancfortCapit. boursière: 29,9 milliards EURC/B 2017: 15C/B attendu 2018: 15Perf. cours sur 12 mois: -22%Perf. cours depuis le 01/01: -17%Rendement du dividende: 1,4%