Le scénario du pire s'est encore aggravé. Kinepolis n'avait accueilli que 12,1 millions de visiteurs en 2020; c'est 70,1% de moins qu'en 2019 alors qu'avant la crise, la direction tablait sur 45 millions au bas mot. Or 400.000 personnes à peine ont fréquenté les salles au 1er trimestre de cette année. Aucun cinéma belge, néerlandais ou français n'a pu ouvrir ses portes; quant aux complexes espagnols (130.000), canadiens (40.000) et américains (180....

Le scénario du pire s'est encore aggravé. Kinepolis n'avait accueilli que 12,1 millions de visiteurs en 2020; c'est 70,1% de moins qu'en 2019 alors qu'avant la crise, la direction tablait sur 45 millions au bas mot. Or 400.000 personnes à peine ont fréquenté les salles au 1er trimestre de cette année. Aucun cinéma belge, néerlandais ou français n'a pu ouvrir ses portes; quant aux complexes espagnols (130.000), canadiens (40.000) et américains (180.000), quand ils ont pu fonctionner, ça a été à capacité réduite (généralement, 25% à 30%). Au cours des trois premiers mois de 2020, le dernier trimestre à peu près normal (sauf en mars), 8,02 millions de billets avaient été vendus; la baisse de la fréquentation atteint donc 95%. Des économies de coûts ont certes permis de réduire les dépenses de moitié en un an mais avec une telle chute de la fréquentation, les résultats ne peuvent que s'inscrire à l'encre rouge. Le groupe avait toutefois toujours 144,5 millions d'euros devant lui au 31 mars - assez, selon les analystes, pour attendre la fin de la crise. La dette financière nette s'établissait fin mars à 539,6 millions d'euros (513,3 millions au 31 décembre). Les covenants bancaires restent suspendus jusqu'en juin 2022.Dans ce contexte tout à fait anormal, Kinepolis ne peut qu'attendre patiemment le retour de la clientèle et des films (si possible, des blockbusters). Il pourrait tenir jusqu'à la fin de l'année s'il le fallait, mais la campagne de vaccination devrait permettre une normalisation dès l'automne. La première échéance de remboursement importante ne tombera qu'en 2022, et le fait que le groupe soit propriétaire d'une part substantielle des complexes le met en mesure de procéder à des opérations financières (de type sale & lease back, par exemple). Une augmentation de capital destinée à financer une acquisition peu onéreuse n'est pas non plus à exclure. Le cours a déjà opéré un joli redressement, mais nous maintenons notre conseil d'achat (rating 1B).Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1B Cours: 43,98 eurosTicker: KIN BBCode ISIN: BE0974274061Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,20 milliard EURC/B 2020: -C/B attendu 2021: -Perf. cours sur 12 mois: +30%Perf. cours depuis le 01/01: +29%Rendement du dividende: -