Dans le secteur européen des services pétroliers, le sentiment est passé sous zéro. La diminution des investissements par les majors pétrolières donne lieu à une surcapacité et comprime les prix et les marges. C'est ce qui explique que nous ayons encore peu profité de notre valeur de portefeuille Fred Olsen Energy, spécialiste des installations de forage pétrolier en mer (offshore). Il y a un an, pour 2015, le groupe prévoyait encore un bénéfice proche de 40 NOK par action. Aujourd'hui, le marché se contenterait même d'un peu plus de la moitié. Car à l'occasion de la publication des chiffres du 2e trimestre, la direction a indiqué que la pression baissière sur les tarifs de location journa...

Dans le secteur européen des services pétroliers, le sentiment est passé sous zéro. La diminution des investissements par les majors pétrolières donne lieu à une surcapacité et comprime les prix et les marges. C'est ce qui explique que nous ayons encore peu profité de notre valeur de portefeuille Fred Olsen Energy, spécialiste des installations de forage pétrolier en mer (offshore). Il y a un an, pour 2015, le groupe prévoyait encore un bénéfice proche de 40 NOK par action. Aujourd'hui, le marché se contenterait même d'un peu plus de la moitié. Car à l'occasion de la publication des chiffres du 2e trimestre, la direction a indiqué que la pression baissière sur les tarifs de location journaliers persisterait encore toute l'année, voire encore l'an prochain. Les chiffres étaient donc loin d'être exceptionnels. Mais les analystes avaient eux aussi prévu des chiffres faibles. Le chiffre d'affaires (CA) s'est finalement établi à 273,3 millions USD, soit même 7% de plus que le consensus de 254,8 millions USD. Idem pour le cash-flow opérationnel (EBITDA) : 93,7 millions USD pour le consensus, 106,6 millions USD en définitive, soit 14% de plus. Cependant, CA du 2e trimestre de l'an dernier s'élevait encore à 306,7 millions USD et l'EBITDA même à 160,2 millions USD. On constate donc respectivement un repli de 11% et de 33% en comparaison avec l'an dernier. Qui plus est, compte tenu d'amortissements plus élevés, le bénéfice par action s'est établi à 0,10 USD (0,605 NOK) par action, sous l'estimation moyenne de 0,27 USD. Le 1er semestre s'est donc clôturé sur à peine 208,6 millions USD d'EBITDA, soit près de 31% de moins qu'au 1er semestre de l'an dernier. Le bénéfice par action a reflué de pas moins de 15 à 2,73 NOK par action. Dès lors, on ne peut qu'applaudir le fait qu'entretemps, la dixième plateforme, le Bolette Dolphin, soit opérationnelle depuis mai dernier au Liberia. Le contrat de quatre années avec Anadarko, à un tarif de location journalière de 488.000 USD, court jusqu'au 2e trimestre 2018. Une deuxième nouvelle plateforme, le Bollsta Dolphin, devrait être livrée au 3etrimestre 2015. Notons que le Bollsta Dolphin a déjà un contrat de cinq ans avec Chevron à un tarif journalier très intéressant de 560.000 USD, ce qui offre des perspectives. Qui plus est, les mauvaises surprises comme la facture d'entretien du Blackford Dolphin (estimée à 125 millions, mais qui s'est finalement élevée à 210 millions USD) et la durée de l'entretien du Borgholm Dolphin (9 semaines au lieu de 3) ne deviendront pas des habitudes. A plus forte raison compte tenu de la tendance baissière des tarifs de location et de la tendance à des contrats plus courts, il est positif de constater que le carnet de commandes est toujours en bonne voie. Actuellement, seul le Borgny Dolphin, dont le contrat avec Petrobras s'est achevé en mai, n'a plus de contrat de location. A partir du 3etrimestre, les chiffres devraient à nouveau (sensiblement) s'améliorer. Le bénéfice escompté pour 2014 a été abaissé à 16,3 NOK par action (26,2 NOK par action en 2013). Pour 2015, le consensus est à 27,3 NOK par action.ConclusionLe cours a encore baissé après les résultats. Nous pensons qu'en termes de chiffres comme de sentiment général, nous sommes à un plancher. Nous restons convaincus qu'au niveau de cours actuel, la valeur est très intéressante. Nous examinons donc la possibilité d'un renforcement de notre position en portefeuille.Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A