Fred Olsen Energy est, tout comme Transocean et Seadrill, un spécialiste des installations de forage pétrolier offshore (en haute mer). Le secteur européen des services pétroliers n'est certainement pas dans les bonnes grâces des analystes en ce moment. Même avant la publication des résultats trimestriels (prévus le 7/5), la société norvégienne a annoncé aux actionnaires des nouvelles qui ne les ont pas réjouis. Le cours a atteint un nouveau plus-bas annuel lorsque la société a annoncé que les frais d'entretien de l'installation de forage Blackford Dolphin ne s'élèveraient pas à 125, mais à 195 millions USD, que l'entretien prévu de Borgholm Dolphin ne durerait pas 3 mais ...

Fred Olsen Energy est, tout comme Transocean et Seadrill, un spécialiste des installations de forage pétrolier offshore (en haute mer). Le secteur européen des services pétroliers n'est certainement pas dans les bonnes grâces des analystes en ce moment. Même avant la publication des résultats trimestriels (prévus le 7/5), la société norvégienne a annoncé aux actionnaires des nouvelles qui ne les ont pas réjouis. Le cours a atteint un nouveau plus-bas annuel lorsque la société a annoncé que les frais d'entretien de l'installation de forage Blackford Dolphin ne s'élèveraient pas à 125, mais à 195 millions USD, que l'entretien prévu de Borgholm Dolphin ne durerait pas 3 mais 9 semaines et que le contrat avec Petrobras pour le Borgny Dolphin a été clôturé définitivement en septembre. Pour l'instant, il n'y a pas de nouveau contrat. Il est de plus en plus clair que les frais d'exploration offshore augmentent pour l'acteur norvégien de la location d'installations en mer profonde. Ce qui avait déjà comprimé les résultats trimestriels et annuels du groupe l'an dernier. Pour l'ensemble de l'année, le bénéfice par action ressort à 26,2 NOK, contre 27,5 NOK en 2012. On notera - et ceci est plus important - que tant le dividende ordinaire que le dividende "spécial" de 10 NOK bruts chacun (au total donc 20 NOK par action) ont été reconfirmés et seront versés aux actionnaires fin mai (ex-coupon le 28/5; paiement le 30/5). Fred Olsen disposait jusqu'ici de "seulement" neuf plateformes (huit plateformes de forage et une d'accommodation, pour 600 lits). En raison d'une hausse de coûts, sa rentabilité a reculé et son bénéfice stagne depuis plusieurs années à un niveau proche de 30 NOK par action, et même inférieur de plus en plus souvent. Fred Olsen a fait construire deux nouvelles plateformes, qui doivent assurer une progression substantielle du chiffre d'affaires (CA) et du bénéfice au cours des prochaines années. Cependant, la livraison d'une première nouvelle plateforme, la Bolette Dolphin, a été reportée. D'abord à octobre 2013, puis encore à deux reprises, pour être annoncée pour la seconde partie de février. Le contrat de quatre ans avec Anadarko Petroleum a dès lors pris effet seulement récemment. Il est clair que le chantier naval de Hyundai Heavy Industries en Corée accuse du retard. Car la livraison de cette autre nouvelle plateforme, la Bollsta Dolphin, qui est également construite là actuellement, a elle aussi été reportée, du premier au troisième trimestre de l'an prochain. Pour le Bollsta Dolphin, le contrat de 5 ans avec Chevron commencera donc au moins deux trimestres plus tard. Il est cependant essentiel de préciser qu'il ne s'agit là que d'un report et non d'une annulation, et que les revenus ne seront comptabilisés que plusieurs trimestres plus tard. On attend évidemment avec impatience les résultats du 1er trimestre. Pour notre part, nous estimons toujours que le bénéfice de cette année sera proche de celui de l'an dernier et évoluera à 30 EUR l'an dernier, puis 35 NOK en 2016. ConclusionLa réaction du marché nous semble excessive, compte tenu du rendement de dividende de 11% (20 NOK par action; ex-coupon 28/5), moins de 7 fois le bénéfice attendu et un rapport valeur d'entreprise (EV)/EBITDA de 4. Il n'est pas exclu que nous rachetions encore des actions à l'occasion du détachement du coupon.Conseil: digne d'achatRisque: faibleRating: 1A