Avec une progression de 33% ces 12 derniers mois, Microsoft enregistre une performance supérieure de près de 10% à l'indice Nasdaq, qui a atteint également un niveau record. La clé de ce succès réside dans la transition réussie d'un modèle opérationnel fondé sur la vente de logiciels et de hardware traditionnels vers le cloud computing. Microsoft investit énormément dans les centres de données et adapte sa gamme de produits. Presque toutes les solutions qui ont fait le succès de l'entreprise (Windows, Office) et les nouveautés (Dynamics) sont désormais proposées via le cloud. Les services cloud commerciaux de l'entreprise génèrent actuellement un chiffre d'affaires de 18,9 milliards de dollars par an. Ils doivent atteindre au moins 20 milliards de dollars durant ...

Avec une progression de 33% ces 12 derniers mois, Microsoft enregistre une performance supérieure de près de 10% à l'indice Nasdaq, qui a atteint également un niveau record. La clé de ce succès réside dans la transition réussie d'un modèle opérationnel fondé sur la vente de logiciels et de hardware traditionnels vers le cloud computing. Microsoft investit énormément dans les centres de données et adapte sa gamme de produits. Presque toutes les solutions qui ont fait le succès de l'entreprise (Windows, Office) et les nouveautés (Dynamics) sont désormais proposées via le cloud. Les services cloud commerciaux de l'entreprise génèrent actuellement un chiffre d'affaires de 18,9 milliards de dollars par an. Ils doivent atteindre au moins 20 milliards de dollars durant l'exercice 2017-2018 qui vient de commencer (date de clôture : 30/6). C'est toujours nettement moins qu'Amazon (Amazon Web Services), mais Microsoft enregistre une croissance plus rapide. Au cours du trimestre écoulé, le chiffre d'affaires provenant de la solution cloud Office 365 a même dépassé pour la première fois les ventes de licences Office classiques. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 9% sur une base annuelle, à 24,7 milliards de dollars, un montant supérieur de plus de 400 millions de dollars aux prévisions moyennes des analystes. Au cours de l'exercice 2016-2017 - qui s'est clôturé fin juin -, le chiffre d'affaires a augmenté de 5,4%, à 96,7 milliards de dollars. Microsoft ayant pu récupérer 968 millions de dollars d'impôts payés précédemment, la progression du bénéfice net publié (+40%, à 7,67 milliards de dollars, ou 0,98 dollar par action) donne une impression biaisée de la réalité. Mais même si l'on fait abstraction de cet avantage fiscal, le bénéfice de 0,75 dollar par action a surpassé les prévisions moyennes des analystes (0,71 dollar). La marge brute est restée à niveau à 63,7% au cours du trimestre écoulé. Parmi les différents groupes de produits, c'est Productivity & Business qui enregistre la plus forte hausse des ventes. Le chiffre d'affaires de la deuxième division du groupe a grossi de 21% à 8,45 milliards de dollars. Le site de réseau social LinkedIn acquis l'an dernier a également enregistré des performances supérieures aux attentes avec un chiffre d'affaires de 1,1 milliard de dollars. La division Intelligent Cloud enregistre une hausse de 11% et pèse désormais 30% du chiffre d'affaires du groupe. La solution cloud Azure s'est particulièrement distinguée avec un doublement du chiffre d'affaires (+97%). More Personal Computing (Windows, Xbox, Surface) essuie un recul de 2% (8,8 milliards de dollars) mais reste la plus grande division du groupe. Une nouvelle version de la Surface sera lancée le 15 juin. À la fin de l'exercice fiscal, Microsoft disposait de 129,3 milliards de dollars de liquidités et de placements à court terme. La dette s'élevait à 86,3 milliards de dollars. La position nette de trésorerie correspond à plus de 6 dollars par action. Les rachats d'actions propres - pour 1,7 milliard de dollars entre avril et juin - sont en léger recul par rapport au trimestre précédent. Microsoft a renoué avec la croissance au cours de l'exercice 2016-2017, ce qu'elle n'était pas parvenue à faire il y a un an. Les activités cloud enregistrent toujours une forte croissance, et ce sera à nouveau le cas pour cet exercice. La récente hausse du cours a considérablement accru la valorisation de l'action. Même si la position de trésorerie élevée et la rémunération des actionnaires rendent la pilule moins amère, nous éviterions cependant d'acheter aux cours record actuels. Conseil : vendreRisque : moyenRating : 3BDevise : dollarMarché : NasdaqCapit. boursière : 557 milliards USDC/B 2016 : 29,5C/B attendu 2017 : 22,5Perf. cours sur 12 mois : +28 %Perf. cours depuis le 01/01 : +16 %Rendement du dividende : 2,1