Les fonds d'investissement néerlandais Waterland et Baltisse (Filip Balcaen) ont cédé le solde de leur participation conjointe (9,3 millions de titres, ou 12,98% des actions en circulation, vendus à 16,20 euros l'unité) dans le groupe après qu'il a publié un très bon rapport trimestriel. Ces fonds avaient, avec Marc Coucke, injecté 220 millions d'euros dans Fagron pour le sauver de la faillite, en 2016. Jusque début juillet de cette année, Waterland et Baltisse détenaient 30,2% de Fagron; ils se sont délestés de leurs actions en trois étapes, chaque fois au même prix (16,2 euros). A l'inverse, Marc Coucke a encore renforcé quelque peu sa position ces derniers mois, à 14,96%, devenant l'actionnaire de référence du groupe. Quoique rapide, ce changement de mains de plus d'un tiers des...

Les fonds d'investissement néerlandais Waterland et Baltisse (Filip Balcaen) ont cédé le solde de leur participation conjointe (9,3 millions de titres, ou 12,98% des actions en circulation, vendus à 16,20 euros l'unité) dans le groupe après qu'il a publié un très bon rapport trimestriel. Ces fonds avaient, avec Marc Coucke, injecté 220 millions d'euros dans Fagron pour le sauver de la faillite, en 2016. Jusque début juillet de cette année, Waterland et Baltisse détenaient 30,2% de Fagron; ils se sont délestés de leurs actions en trois étapes, chaque fois au même prix (16,2 euros). A l'inverse, Marc Coucke a encore renforcé quelque peu sa position ces derniers mois, à 14,96%, devenant l'actionnaire de référence du groupe. Quoique rapide, ce changement de mains de plus d'un tiers des actions freinait l'évolution du cours de Fagron depuis le milieu de l'exercice. On ne s'étonnera dès lors pas que le marché ait réagi positivement à l'annonce de la cession de la dernière tranche de leur participation. La tendance positive des résultats sous-jacents s'est en tout cas confirmée. Dans sa mise à jour relative au troisième trimestre, Fagron a fait état d'une progression du chiffre d'affaires (CA) consolidé de 19,7% en un an, à 137,5 millions d'euros; c'est mieux qu'espéré (consensus: 135,4 millions d'euros). A cours de change constants, la croissance ressort à 17,1%. Après neuf mois, la croissance est de 13,6%, à 392,9 millions d'euros, mais de 12,2% à cours de change constants. La croissance organique avant acquisitions et désinvestissements a atteint 12,4% (mais 9,9% à cours de change constants), au troisième trimestre; après neuf mois, elle s'est accélérée à 8,9% (7,2% après six mois) et à 7,7% à cours de change constants (+6,6% après six mois). Toutes les régions ont contribué à la croissance. En Europe, le CA s'est accru de 6,9%, à 61,3 millions d'euros (croissance organique: 5,4%), grâce à la bonne santé d'une part de l'activité Compounding (CA: +7,1%, à 19,7 millions d'euros), qui a remis en service une usine de préparations stériles aux Pays-Bas, et d'autre part de ses marques (CA: +12,1%, à 7 millions d'euros). En Amérique latine, la croissance organique a atteint 12,8%; si l'on inclut la contribution des trois petites entreprises acquises au Brésil (CA annuel conjoint de 9,9 millions d'euros) et de Cedrosa, de taille moyenne, achetée au Mexique (CA annuel de 22,5 millions d'euros), le CA a progressé de 42,6%, à 36,3 millions d'euros (+38% à cours de change constants). En Amérique du Nord, la croissance du CA s'est accélérée à 25,2%, à 38,1 millions d'euros (+19,2% hors effet de change). Les matières premières pharmaceutiques et les marques ont enregistré une croissance de 31,6%, portée par Humco, acquise l'an dernier et très prometteuse. Compounding a publié une croissance de 21,4%, à 8,2 millions d'euros, imputable surtout à une progression de 30% des ventes de l'usine à Wichita. Au terme de l'exercice courant, cette usine hypermoderne devrait faire part d'un CA annuel de 50 millions de dollars; en 2022, ce devrait être le double. En vitrine depuis quelques années, HL Technology, la plus petite division du groupe, sera rachetée pour 5,2 millions d'euros par la direction. Fagron empochera une petite plus-value.L'action a bien réagi à la mise à jour trimestrielle et à l'achèvement du retrait de Waterland et Baltisse du capital. L'investisseur va à nouveau pouvoir se concentrer sur la stratégie buy and build, éprouvée, de Fagron. La valorisation nous semble correcte, à 22,6 fois le bénéfice escompté, et avec une valeur d'entreprise correspondant à 13,2 fois le cash-flow opérationnel attendu, pour 2019. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 17,22 eurosTicker: FAGR BBCode ISIN: BE0003874915 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,24 milliard EURC/B 2018: 27,5C/B attendu 2019: 22,5Perf. cours sur 12 mois: +11%Perf. cours depuis le 01/01: +21%Rendement du dividende: 0,7%