Les actionnaires de Fagron, dont le titre avait perdu plus de 10% durant les journées qui avaient précédé la publication du rapport annuel, étaient manifestement inquiets. Depuis la publication d'un rapport décevant pour le troisième trimestre et le départ inattendu, fin novembre, du directeur Hans Stols, le recul avait même atteint 20%. La démission de Hans Stols était allée jusqu'à alimenter chez certains la crainte qu'un nouveau cadavre ait été découvert dans les placards du groupe. Mais cette crainte s'est avérée infondée, puisque l'entreprise a légèrement surclassé les attentes, et se montre optimiste pour 2018. Le titre a regagné 17% d'un coup. Fagron achève l'exercice 2017 sur un chiffre d'affaires de 436,9 millions d'euros, en hausse de 3,6% par rapport à 2016. Le marché tablait sur une progression de 2,8%, à 433,8 millions d'euros. La croissance organique - h...

Les actionnaires de Fagron, dont le titre avait perdu plus de 10% durant les journées qui avaient précédé la publication du rapport annuel, étaient manifestement inquiets. Depuis la publication d'un rapport décevant pour le troisième trimestre et le départ inattendu, fin novembre, du directeur Hans Stols, le recul avait même atteint 20%. La démission de Hans Stols était allée jusqu'à alimenter chez certains la crainte qu'un nouveau cadavre ait été découvert dans les placards du groupe. Mais cette crainte s'est avérée infondée, puisque l'entreprise a légèrement surclassé les attentes, et se montre optimiste pour 2018. Le titre a regagné 17% d'un coup. Fagron achève l'exercice 2017 sur un chiffre d'affaires de 436,9 millions d'euros, en hausse de 3,6% par rapport à 2016. Le marché tablait sur une progression de 2,8%, à 433,8 millions d'euros. La croissance organique - hors acquisitions et désinvestissements - a atteint 4,2%. L'entreprise doit l'essentiel de ces excellents résultats à une croissance qui reste soutenue en Amérique du Sud (Brésil), où le chiffre d'affaires a progressé de 13,3%, à 103,3 millions d'euros sur une base annuelle.Abstraction faite de la première contribution (à dater du 1er octobre) de l'acquisition brésilienne Al Chemistry, le chiffre d'affaires a gagné 11,9%, dont 4,6% à cours de change constant. Fagron a encore consolidé son leadership (part de marché de 60%) et réalise désormais 30% de son chiffre d'affaires avec ses marques propres. Le projet est de porter à 40% la part de ces marques en 2018. L'entreprise nourrit également des projets de croissance en Colombie et au Pérou. En Europe, la croissance n'a pas dépassé 0,9%, à 249,1 millions d'euros, dont 2,4% de croissance organique. La disponibilité limitée de certaines matières premières pharmaceutiques signalée dans le rapport relatif au troisième trimestre avait coûté au groupe plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires au deuxième semestre. Ce phénomène pèsera légèrement sur les résultats du premier trimestre de 2018 également. Le chiffre d'affaires en Amérique du Nord s'est redressé de 2,1%, à 77,8 millions d'euros (+6,5% au quatrième trimestre), grâce à une croissance de 15,5% dans les préparations stériles. Le chiffre d'affaires des matières premières et des concepts se stabilise depuis plusieurs trimestres, mais cède encore 24,3% en base annuelle. La nouvelle usine hypermoderne de stérilisation de Wichita dispose désormais d'une licence dans 48 Etats, mais le plus important, la Californie, manque encore. Ce site doit rapporter 100 millions de dollars de chiffre d'affaires au cours des trois à cinq prochaines années. Les cash-flows opérationnels récurrents (Rebitda) au niveau du groupe ont progressé de 5,7%, à 95,7 millions d'euros, la marge de Rebitda gagnant 40 points de base, à 21,9% (22,1% au deuxième semestre). La marge de Rebitda a légèrement reculé, de 25,6 à 25,4%, en Europe, mais progresse en Amérique du Sud (de 19,8 à 20,2%) et en Amérique du Nord (de 11,7 à 14,7%). Le résultat financier est passé de -24,2 millions d'euros à -18,6 millions et hors amortissement unique (48,4 millions en 2016), Fagron aurait enregistré un bénéfice net de 47 millions, contre une perte nette de 20,2 millions en 2016. L'endettement net a reculé, de 285,4 millions à 236,2 millions d'euros (245,2 millions fin juin) et le taux d'endettement net s'est contracté, passant de 3,18 fois à 2,48 fois le Rebitda (2,5 fois escompté et 2,66 fois fin juin). Le nouveau directeur, Rafael Pedilla, à qui l'on doit l'implantation réussie de Fagron en Amérique du Sud, compte poursuivre la stratégie de buy and build, sans toutefois laisser l'endettement dépasser trois fois le Rebitda. Il entend en outre miser davantage sur la croissance organique. La nette amélioration du bilan, à laquelle s'ajoutent des perspectives favorables, a incité le groupe à distribuer un dividende de 0,1 euro par action - une première. Ce chiffre représente un modeste rendement brut de 0,8%. Nous sommes satisfaits des progrès réalisés par Fagron et confirmons notre recommandation d'achat (rating 1B). Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 12,11 eurosTicker : FAGR BBCode ISIN : BE0003874915Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 870 millions EURC/B 2017 : 18,6C/b attendu 2018 : 15,5Perf. cours sur 12 mois : +26 %Perf. cours depuis le 01/01: +6 %Rendement du dividende : 0,8 %