Après un passage difficile juste après son entrée en Bourse, le site de réseaux sociaux le plus populaire au monde a trouvé la formule magique pour gagner de l'argent sur une base d'utilisateurs étendue. Cela s'est à nouveau confirmé au cours du dernier trimestre 2014 avec un chiffre d'affaires (CA) et un bénéfice supérieurs aux attentes. L'énorme croissance du marché de la publicité mobile n'y est pas étrangère. Mais tout commence par une augmentation constante de la base d'utilisateurs. Et contrairement à Twitter par exemple, Facebook y parvient très bien. Le nombre d'utilisateurs mensuels atteignait 1,39 milliard fin 2014 et c'est 13% de plus qu'il y a un an. Parmi ceux-ci, ils sont 890 millions à...

Après un passage difficile juste après son entrée en Bourse, le site de réseaux sociaux le plus populaire au monde a trouvé la formule magique pour gagner de l'argent sur une base d'utilisateurs étendue. Cela s'est à nouveau confirmé au cours du dernier trimestre 2014 avec un chiffre d'affaires (CA) et un bénéfice supérieurs aux attentes. L'énorme croissance du marché de la publicité mobile n'y est pas étrangère. Mais tout commence par une augmentation constante de la base d'utilisateurs. Et contrairement à Twitter par exemple, Facebook y parvient très bien. Le nombre d'utilisateurs mensuels atteignait 1,39 milliard fin 2014 et c'est 13% de plus qu'il y a un an. Parmi ceux-ci, ils sont 890 millions à utiliser le site de réseaux sociaux chaque jour, une hausse de 18%. Et 745 millions d'utilisateurs quotidiens le font via un appareil mobile, soit 34% de plus qu'au cours de la même période il y a 12 mois. Facebook a vu son CA grossir de près de moitié pour atteindre 3,85 milliards USD. Les publicités mobiles ont fait office de locomotive, avec une hausse de plus de 100%, à 2,5 milliards USD. Les revenus publicitaires totaux (fixe et mobile cumulés) ont progressé de 53%, à 3,6 milliards USD. Avec 701 millions USD, les bénéfices ont progressé de 34% par rapport à l'an dernier. Au 4e trimestre, 69% des revenus publicitaires de Facebook provenaient de smartphones et de tablettes. C'est 3% de plus qu'au trimestre précédent, et même 16% de plus qu'au cours du même trimestre en 2013. La part de Facebook sur le marché de la publicité mobile est passée de 16,6% en 2013 à 18,4% l'an dernier. Ces gains ont surtout été réalisés aux dépens de Google, qui détient toujours 40,5% du marché de la publicité en ligne. Mais c'était encore 46,6% il y a un an. Issue des télécommunications, la notion de " revenu moyen par utilisateur " ou ARPU a également fait son apparition parmi les entreprises de réseaux sociaux. Chez Facebook, l'ARPU atteint désormais 2,81 USD, contre 2,14 USD il y a un an. A la suite de plusieurs acquisitions et applications développées en interne, l'entreprise est devenue une plateforme de communication et d'interaction complète à la fois pour du contenu textuel, des photos et des messages. L'application photo Instagram poursuit sa progression et le service de messagerie WhatsApp acquis pour 19 milliards USD comptait déjà 700 millions d'utilisateurs en janvier. Selon Facebook, WhatsApp sera rentable à partir de 1 milliard d'utilisateurs. Il y a de fortes chances que ce niveau soit déjà atteint cette année. Facebook conserve un fort potentiel de croissance dans les pays émergents, où l'ARPU est nettement inférieur à la moyenne du groupe. Facebook dispose d'une base de données de près de 1,4 milliard d'utilisateurs qui recèle une mine d'informations pour les annonceurs potentiels. Le CA du groupe sur l'ensemble de l'exercice 2014 a progressé de 58% sur base annuelle à près de 12,5 milliards USD. Facebook dispose d'environ 11 milliards USD de liquidités et a donc les poches bien remplies pour procéder à de nouvelles acquisitions et continuer à investir.ConclusionMalgré des résultats trimestriels satisfaisants, l'action ne parvient pas à sortir de la fourchette de cours assez étroite au sein de laquelle elle est enfermée depuis l'été dernier. A 40 fois les bénéfices attendus et 12 fois le CA, la valorisation tient déjà compte d'un scénario de croissance très favorable. Nous recommandons à ceux qui ne l'ont pas encore fait de prendre leurs bénéfices.Conseil: vendreRisque: élevéRating: 3C