Si vous en doutiez encore : l'Internet est plus que jamais un média mobile. Selon une récente étude de comScore, les internautes passent 60% de leur temps en ligne sur un appareil mobile. Pour les réseaux sociaux, ce taux atteint même 71%. C'est une bonne nouvelle pour Facebook, leader incontesté dans cette niche. Après une période difficile peu après l'introduction en Bourse, Facebook est à nouveau au mieux de sa forme. L'action a fait quatre fois mieux que l'indice S&P500 cette année et son sommet historique est à nouveau en vue. Facebook propose aujourd'hui une véritable plateforme de communication et d'interaction, et non plus un simple site Web qui permet d'entrer en contact avec des amis en ligne. De...

Si vous en doutiez encore : l'Internet est plus que jamais un média mobile. Selon une récente étude de comScore, les internautes passent 60% de leur temps en ligne sur un appareil mobile. Pour les réseaux sociaux, ce taux atteint même 71%. C'est une bonne nouvelle pour Facebook, leader incontesté dans cette niche. Après une période difficile peu après l'introduction en Bourse, Facebook est à nouveau au mieux de sa forme. L'action a fait quatre fois mieux que l'indice S&P500 cette année et son sommet historique est à nouveau en vue. Facebook propose aujourd'hui une véritable plateforme de communication et d'interaction, et non plus un simple site Web qui permet d'entrer en contact avec des amis en ligne. De nombreuses ramifications sont apparues en périphérie du réseau social. Instagram, un service d'échange des photos devenu très populaire en peu de temps, est déjà parvenu à séduire plus de 200 millions d'utilisateurs. Mais Facebook dispose également de son propre service Messenger. Le groupe ne cesse de proposer de nouvelles applications et de nouveaux produits. Il y a quelques semaines, il a ainsi lancé Slingshot. Cette "app" doit engager la lutte avec le populaire Snapchat. L'objectif est de permettre l'échange de photos entre grands groupes d'utilisateurs. Facebook avait bien essayé de racheter Snapchat, mais la tentative avait échoué. Le géant des médias sociaux a donc décidé de développer lui-même un service similaire. Facebook a déjà montré qu'il n'était pas réticent à payer des acquisitions au prix fort. Le groupe a par exemple déboursé la modique somme de 19 milliards USD pour le très populaire service de messagerie WhatsApp, qui compte plus d'un demi-million d'utilisateurs dans le monde, dont 70% sont actifs chaque jour. Pour Facebook, il s'agit aujourd'hui avant tout de rentabiliser ce potentiel. Ce qui n'est possible qu'avec une base d'utilisateurs croissante, un aspect dans lequel l'entreprise investit lourdement. Au début de l'année, Facebook a conclu un contrat avec le groupe publicitaire français Publicis. En échange de 500 millions USD, les Français auront accès aux données d'utilisateurs des clients Facebook. A la fin du premier trimestre, le réseau social comptait 1,28 milliard d'utilisateurs qui consultent le site au moins une fois par mois. C'est 4% de plus qu'au trimestre précédent. Le nombre d'utilisateurs quotidiens a même augmenté de près de 6% à 802 millions. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe est en recul par rapport au trimestre précédent, un phénomène auquel nous avions déjà assisté en 2013, mais a grossi sur base annuelle de 72% à 2,5 milliards USD. C'était nettement plus que les prévisions des analystes, qui tablaient sur 2,36 milliards USD. Environ 95% du CA provient de la publicité. On remarquera surtout la nouvelle augmentation de la part de publicité mobile dans le CA du groupe, à 59%. Le CA moyen par utilisateur a légèrement baissé de 2,14 USD à 2 USD. Il reste sensiblement plus élevé en Amérique du Nord (5,85 USD), alors que l'Europe arrive au-dessus de la moyenne du groupe avec 2,44 USD. Il subsiste donc d'importantes marges de progression en Asie et dans le reste du monde. Les cash-flows libres sont positifs (922 millions USD) et la marge opérationnelle reste presque inchangée, à 43%.ConclusionA 47 fois le bénéfice attendu pour cet exercice et 14 fois le CA, l'action est survalorisée et donc chère. Malgré la croissance élevée, Facebook ne constitue pas un investissement intéressant à nos yeux à proximité d'un nouveau cours record.Conseil: vendreRisque: élevéRating: 3C