Facebook fête ses dix ans, et comment mieux célébrer un tel anniversaire qu'avec un rapport trimestriel qui dépasse les attentes et catapulte l'action vers de nouveaux records ? L'action Facebook a vu sa valeur plus que doubler ces six derniers mois, la capitalisation boursière de l'entreprise franchissant le cap des 150 milliards USD. Aujourd'hui, la période difficile qui a suivi l'introduction en Bourse n'est plus qu'un lointain souvenir. Pourtant, tout le monde n'est pas convaincu, loin de là, du potentiel du site de réseaux sociaux. Selon les chercheurs de la très réputée université américaine de Princeton, Facebook aura perdu environ 80% de ses utilisateurs d'ici à 2017. Mais leur conclusion ne...

Facebook fête ses dix ans, et comment mieux célébrer un tel anniversaire qu'avec un rapport trimestriel qui dépasse les attentes et catapulte l'action vers de nouveaux records ? L'action Facebook a vu sa valeur plus que doubler ces six derniers mois, la capitalisation boursière de l'entreprise franchissant le cap des 150 milliards USD. Aujourd'hui, la période difficile qui a suivi l'introduction en Bourse n'est plus qu'un lointain souvenir. Pourtant, tout le monde n'est pas convaincu, loin de là, du potentiel du site de réseaux sociaux. Selon les chercheurs de la très réputée université américaine de Princeton, Facebook aura perdu environ 80% de ses utilisateurs d'ici à 2017. Mais leur conclusion ne semble pas perturber le directeur (CEO) Mark Zuckerberg. Non sans fierté, le jeune milliardaire a signalé la semaine dernière que le nombre d'utilisateurs avait progressé de 3,4% sur une base trimestrielle lors du dernier trimestre 2013, pour atteindre 1,23 milliard. Parmi eux, 61,5% utilisent le réseau social quotidiennement. La croissance du nombre d'utilisateurs mobiles s'est même accélérée de 8,1%. On en recense désormais 945 millions. Les annonceurs jouent pleinement la carte des médias sociaux et c'est Facebook qui en profite le plus. Les médias classiques, comme la télévision et la presse écrite, souffrent particulièrement de cette évolution. Le chiffre d'affaires(CA) trimestriel a augmenté de 63% sur une base annuelle, à 2,59 milliards USD. Soit 63% de plus que les attentes moyennes des analystes. Les revenus publicitaires (2,34 milliards USD) ont même grossi de 76% et prennent à leur compte la majeure partie du CA. Le glissement des appareils fixes vers les appareils mobiles est en cours depuis un certain temps. Il était donc normal que les médias sociaux suivent cette tendance. La question n'était donc pas si les annonceurs franchiraient le pas, mais quand. A peu près toutes les multinationales font déjà de la publicité sur Facebook et bien que la direction ne publie pas de chiffres distincts, il est clair que les PME aussi optent de plus en plus pour les médias sociaux. Pour la première fois, les revenus des publicités mobiles ont dépassé ceux des appareils fixes classiques. Au 4e trimestre, la part des publicités mobiles atteignait 53%, contre 49% au 3e trimestre et 41% au deuxième. En 2012, elle était encore négligeable. Le CA moyen par utilisateur (ARPU) s'établit à 2,14 USD, un gain de près d'un quart sur une base trimestrielle. On remarque également que cet ARPU est nettement plus élevé aux Etats-Unis et au Canada que dans le reste du monde (6,03 USD). En d'autres termes: l'Europe et surtout l'Asie présentent toujours d'importantes marges de progression. Selon les estimations, Facebook possède 18% du marché des publicités mobiles. Seul Google fait mieux avec 53%. La percée commerciale de la publicité vidéo doit être la prochaine étape dans la croissance. Facebook crée également des applications propres et a fondé à cette fin Facebook Creative Labs. Ces apps comme Messenger et Paper, le dernier-né, sont indépendantes du site, mais l'objectif est bien qu'il génère des revenus supplémentaires.Conclusion :A près de 16 fois le CA attendu, l'action est hors de prix selon les critères de valorisation classiques. Certains justifient ce cours en extrapolant le taux de croissance des trimestres écoulés. Pour l'instant, l'euphorie a le dessus, mais les investisseurs ont peu à peu intérêt à acter leurs bénéfices. D'où la baisse de la note.Conseil: réduire Risque: élevéRating: 4C