38,2 USD - 3C ↑ conserver/attendre
...

38,2 USD - 3C ↑ conserver/attendreLa carrière boursière de Facebook a beau être courte, le titre a déjà fait l'objet de nombreuses fluctuations. En mai de l'an dernier, l'action a été introduite en Bourse à 38 USD et cette opération s'est accompagnée d'un réel phénomène de mode. La valeur boursière initiale de 104 milliards USD s'est avérée a posteriori bien trop élevée. Facebook n'est pas parvenu à satisfaire aux attentes et a même atteint en septembre un plancher à 17,5 USD. Ces derniers mois, l'action a amorcé une impressionnante remontée dans le sillage du Nasdaq, dont le point d'orgue fut l'annonce des résultats trimestriels. Le principal défi auquel était confronté Facebook était de trouver comment gagner de l'argent grâce au 1,15 milliard d'utilisateurs que compte désormais le réseau social. Le groupe semble à présent avoir trouvé la bonne recette, puisque les résultats trimestriels ont dépassé les attentes les plus optimistes. Facebook a enregistré un chiffre d'affaires (CA) de 1,81 milliard USD, ce qui représente 53% de plus qu'à la même période un an plus tôt. Ce chiffre est également de 200 millions USD supérieur au consensus. L'essentiel des revenus provient de publicités. Ceux-ci ont augmenté de 61% sur une base annuelle, à 1,61 milliard USD. Au 2e trimestre de l'an dernier, le groupe accusait encore une perte nette de 157 millions USD. Celle-ci s'est transformée en bénéfice de 333 millions USD. Les revenus mobiles représentent actuellement 41% du CA des publicités total, contre 30% au trimestre passé et 23% au 4e trimestre de l'an dernier. Ce n'est désormais qu'une question de temps avant que les revenus mobiles dépassent ceux du desktop classique. Facebook a vu le nombre d'utilisateurs augmenter sur base annuelle de 21%, à 1,15 milliard. Le nombre d'utilisateurs mobiles s'est accru de moitié, à 819 millions. Après le premier trimestre, ces chiffres atteignaient respectivement 1,11 milliard et 751 millions. Cette année, selon le bureau de recherche eMarketer, Facebook s'appropriera 13% du marché des publicités mobiles. En 2012, ce n'était que 5%. Jusqu'à nouvel ordre, Google demeure le leader incontesté, avec une part de marché de 56%. Les prix moyens des publicités ont baissé au trimestre dernier de 6%, mais ce repli a été largement compensé par la forte croissance du nombre de publicités. Actuellement, Facebook dispose, dit-il, d'un million d'annonceurs actifs. La société utilise comme critère de mesure les entreprises qui ont inséré une publicité sur le réseau social au moins une fois au cours des 4 dernières semaines. Outre les publicités mobiles, Facebook a également l'intention de trouver une nouvelle source de revenus avec les spots publicitaires. Le bureau de presse Bloomberg suggère que la société vende ses spots publicitaires sur le réseau social au prix de 1 à 2,5 millions USD par jour. Chaque spot durerait 15 secondes et serait montré 3 fois par jour aux utilisateurs. Facebook adresserait les séquences publicitaires à des groupes-cibles spécifiques sur la base des données utilisateurs dont la société dispose. Plus le groupe-cible est important, plus les spots peuvent coûter. Un pôle de croissance potentiel est Graph Search.L'euphorie en réaction aux résultats trimestriels supérieurs aux prévisions a catapulté l'action au-delà de son cours d'introduction pour la première fois depuis mai de l'an dernier. Il faut noter que la percée des publicités mobiles a surpris tout le monde, tant pour son timing que pour son impact sur le résultat. Les analystes extrapolent les taux de croissance du trimestre écoulé à l'avenir, ce qui donne lieu à des objectifs de cours extrêmes. Cette évolution est inquiétante mais il n'y a pas de sens non plus à vouloir contrer la tendance à court terme. Malgré sa valorisation extrêmement élevée (54 fois le consensus de bénéfice pour cette année), nous n'excluons dès lors pas une hausse de titre à court terme. Le conseil est : " attendre " (rating 3C).